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Le Salon de l’auto annulé? Rien n’est encore joué

Ce n’est pas avant vendredi que la Febiac confirmera la tenue de la grand-messe de l’auto à Bruxelles… ou annoncera son annulation. Mais des signaux inquiétants ne poussent pas à l’optimisme.

Journaliste au service Economie Temps de lecture: 3 min

Avec un demi-million de visiteurs en janvier 2020, c’est l’événement le plus populaire de Belgique, toute catégorie confondue. Pourtant, le Salon de l’Auto risque d’être une nouvelle fois annulé en janvier prochain, après une déprogrammation au début de cette année pour cause de covid. C’est du moins ce que laissent entendre plusieurs médias, dont L’Echo et La Libre. En effet, sur base de leurs informations, deux poids lourds du secteur automobile pourraient renoncer à participer à l’événement, lequel s’effondrerait comme un château de cartes. D’Ieteren, importateur des marques du groupe VW (Volkswagen, Audi, Skoda, Seat, etc.) aurait jeté l’éponge. Et Stellantis (Peugeot, Citroën, Opel, Fiat, etc.) songerait à en faire de même. Or, ensemble, ces deux géants représentent la moitié du secteur.

Contacté par Le Soir, D’Ieteren se refuse à infirmer ou à confirmer ces informations, laissant à la Febiac, fédération belge des constructeurs auto et organisatrice du Salon, le soin de communiquer elle-même « la liste globale des marques qui seront présentes ou pas » à la grand-messe annuelle de la voiture au Heysel. De son côté, Stellantis se contente de déclarer : « Nous travaillons actuellement sur ce dossier ». On ignore donc à ce stade si le groupe dirigé par Carlos Tavares et pesant près de 20 % du marché fera ou non partie des exposants du Salon.

« Pas inquiets »

A l’eau l’événement phare de l’auto ? L’affirmer « est très prématuré », réagit Christophe Dubon, porte-parole de la Febiac. « Nous attendons jusqu’à ce vendredi en mi-journée avant de communiquer. Nous ne commentons pas les informations parues dans la presse qui peuvent relever de la stratégie de certains de nos membres. Nous, nous ne sommes pas forcément inquiets. Du moins pas autant que le laisse penser la presse ». Toutefois, la Febiac souhaite que « le Salon soit représentatif du marché. Il doit donc réunir au moins deux tiers des marques auto. Tout dépend de l’intérêt que marqueront nos membres pour notre événement. » A ce stade, seul Volvo a déclaré officiellement en juin renoncer à participer. Reste la donne sanitaire… « Si le Salon a lieu, il devra répondre au même protocole covid que celui des centres commerciaux », précise la Febiac.

Mais qu’on ne s’y trompe pas : si l’incertitude pèse sur le Salon de Bruxelles, ce n’est pas qu’en raison des contraintes sanitaires qui ont de quoi freiner un tel événement de masse. Avec la crise du covid, les constructeurs encaissent de solides déconvenues liées principalement à la pénurie de semi-conducteurs. Ils peinent à répondre à la demande, malgré des carnets de commandes en progression par rapport à l’an dernier, ce qui leur fait rater des ventes de véhicules neufs. Depuis quelques mois, le nombre de nouvelles immatriculations plonge, tandis que l’occasion tient la grande forme.

Par ailleurs, la crise sanitaire accentue les turbulences que traverse le marché de l’automobile, promis à l’électrification mais privé d’une vision claire et globale de ce que souhaitent les pouvoirs publics en matière d’électromobilité. On songe à l’incertitude fiscale qui pèse sur les voitures à batterie et sur le flou concernant les réseaux de recharge. Dans ce contexte, les constructeurs naviguent à vue et se montrent prudents dans leurs dépenses, notamment en reconsidérant leur participation à de grands et coûteux salons, d’autant que les consommateurs sont plus attentistes que jamais par rapport au très coûteux renouvellement de leur véhicule.

 

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8 Commentaires

  • Posté par Lhermitte Jean-Yves , mercredi 13 octobre 2021, 9:12

    Bien d accord avec monsieur Courtois. Réjouissons nous de la suppression de cet ignominie !

  • Posté par Courtois Christophe, mercredi 15 septembre 2021, 21:11

    Pauvres amateurs de métalosaures, je les plains, ça doit être dur d'être privé d'une telle vitrine; le bruit, les odeurs de plastoche, de pneu, de similicuir, d'hamburger, de bière, les embouteillages jusqu'au Heyzel, les files d'attente, le parking, les fumeuses promotions exceptionnelles, les belles promesses écologiques, les jouets électriques, les gadgets bling bling, à chacun ses jouets, dommage que ça consomme autant.

  • Posté par Formisani Serge, mercredi 15 septembre 2021, 20:48

    Plus de moteurs thermiques en 2035, 30 km/h, taxe km, mensonges pour les électriques ou hybrides, incertitudes pour les bornes de chargement, devant ces incertitudes pour le client, les politiques ont tout mis en oeuvre pour dissuader les constructeurs de participer à ce salon. Le désastre financier qui en découlera avec les suppressions d'emploi, de taxes et accises non perçues, n'est pas un souci des politiques. Comme toujours, aucune analyse et vue à long terme. Comme disait déjà, Achille Van Acker, ancien ministre, j'agis puis je réfléchis. Mais ils sont en accord parfait avec la politique" à la mode" des écolo-islamo-gauchistes.

  • Posté par Nottet Pierre, mercredi 15 septembre 2021, 22:29

    Absolument, poussés par les écolos on a attelé la charrue avant les boeufs. Poussé les constructeurs à l'électrique, tous, craignant que l'autre ira plus vite. Et quid de l'approvisionnement et de son origine ? Et quid des bornes ? Et quid des recharges dans les parkings souterrains ? Quel bordel (excusez l'expression) !

  • Posté par Bogard , mercredi 15 septembre 2021, 19:59

    Je sens le puanteur de la pression des écolos zozos bobos là derrière.

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