RDC: le journaliste correspondant de la RTBF brutalisé et arrêté par la police

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AFP

Un journaliste congolais renommé, Patient Ligodi, a été brutalisé mercredi par des policiers à Kinshasa et embarqué de force dans leur véhicule, a dénoncé l’ONG Journaliste en danger (JED) alors que le média qu’il dirige a exigé sa libération immédiate – qui a ensuite eu lieu.

M. Ligodi, correspondant de Radio France Internationale (RFI) à Kinshasa et directeur du média en ligne Actualité. cd, « a été brutalisé et copieusement agressé (…) par des éléments de la police et tiré par les habits avant de l’embarquer de force dans leur véhicule », a indiqué JED dans un communiqué reçu à Bruxelles.

Le journaliste couvrait une manifestation de l’opposition interdite par le gouverneur de la ville de Kinshasa. Cette manifestation populaire était organisée à Kinshasa et dans les provinces par les leaders de la plateforme d’opposition Lamuka pour s’opposer à un possible report des élections prévues fin 2023 en République démocratique du Congo (RDC) et à la politisation de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

JED « dénonce avec véhémence cette violence policière et demande instamment aux autorités gouvernementales et de la police de sanctionner les auteurs de cet acte infligé publiquement au vu et au su de tout le monde au journaliste Patient Ligodi », ajouté le communiqué.

Pour JED, rien ne justifie l’usage de la violence à l’encontre de ce correspondant de RFI qui n’a pourtant commis aucune infraction en couvrant cette manifestation et les agissements des forces de sécurité n’avaient rien à voir avec le travail du journaliste.

JED exige également des explications du commissaire provincial de la Police nationale congolaise (PNC) de Kinshasa sur cet acte que l’ONG qualifie d’« intolérable ».

« Brutalisé, humilié, les images de son interpellation sont insupportables. Nous exigeons sa libération immédiate. Un journaliste ne devrait pas être arrêté pour son travail », a pour sa part indiqué Actualité.cd.

Le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya Katembwe, qui est également porte-parole du gouvernement, a affirmé sur Twitter : « nous condamnons avec la dernière énergie cette bavure policière ».

« J’en ai parlé avec le chef de la police Dieudonné Amuli. Une enquête est en cours et les auteurs seront sévèrement sanctionnés. La sécurité et l’intégrité physique des journalistes est une priorité pour nous », a-t-il ajouté.

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