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Rudi Vervoort plaide pour un débat sans tabou sur l’obligation vaccinale

Le comité de concertation se réunira ce vendredi à 14h. Les représentants des différents gouvernements du pays se retrouveront au Palais d’Egmont à Bruxelles pour faire le point sur l’évolution de la situation épidémiologique du pays.

Temps de lecture: 4 min

Il faudrait parler sans tabou de l’obligation vaccinale sans refuser ce débat, a affirmé vendredi matin le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS), interrogé par la Première (RTBF).

«Tous les moyens ont été mis en œuvre pour stimuler la vaccination. La vraie question, c’est que cela fait quelques semaines que l’on tourne autour de l’obligation du vaccin. On devrait en parler sans tabou, sans refuser ce débat... À un moment, il faut forcer le cheval à boire», a expliqué le ministre-président bruxellois, interrogé par la Première.

Pour M. Vervoort, il faut avoir une discussion à ce sujet avec les experts.

Le ministre-président de la Région-capitale a par ailleurs jugé qu’il n’était pas envisageable de supprimer l’obligation du port du masque dans les magasins. Il a dit se sentir soutenu dans ce point de vue par les experts qui préconisent le maintien de la mesure actuelle.

Le comité de concertation se réunira ce vendredi à 14h. Les représentants des différents gouvernements du pays se retrouveront au Palais d’Egmont à Bruxelles pour faire le point sur l’évolution de la situation épidémiologique et se prononcer sur les mesures toujours en vigueur, en particulier le port du masque.

Le Premier ministre, Alexander De Croo, mais également le ministre-président flamand, Jan Jambon, se sont prononcés en faveur d’un assouplissement conséquent de l’une des dernières mesures sanitaires qui touchent toute la population, estimant qu’elle ne s’indiquait plus que dans des lieux pas assez ventilés où la proximité entre les gens est trop grande comme les transports publics. L’idée serait d’inverser la logique actuelle et de ne plus délimiter que quelques exceptions. Le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, s’est montré beaucoup plus réservé. La solution sera donc un compromis entre ces tendances, commentait-on jeudi à bonne source.

La présidente du groupe d’experts qui conseillent le gouvernement (GEMS), Erika Vlieghe, a mis en garde dès dimanche contre la tentation de relâcher trop vite la mesure. Un rapport du GEMS datant de mardi va dans ce sens. Il adresse un avertissement aux dirigeants politique face à une remontée des contaminations et des hospitalisations à la faveur de l’automne et demande qu’un plan d’urgence soit mis en place si la situation venait à se détériorer. Aux yeux des experts, le port du masque doit demeurer une obligation à l’intérieur lorsque se côtoient des gens dont le statut vaccinal, immunitaire ou de test est inconnu ainsi qu’en cas de forte densité de fréquentation.

Pass sanitaire

Cela figure également noir sur blanc dans la note préparatoire du Comité de concertation de ce vendredi : « Afin d’éviter autant que possible des mesures restrictives, voire des fermetures, en cas de circonstances épidémiologiques imprévues et de pouvoir y répondre en temps utile », le Comité pourrait « initier une réflexion sur l’extension du CST aux magasins, aux centres commerciaux et aux professions de contact non-médicales (coiffeurs, tatoueurs, esthéticiennes, NDLR) ». Il s’agirait de lancer « des travaux préparatoires réglementaires nécessaires (…) dès maintenant afin qu’ils puissent être aisément concrétisés si l’urgence le requiert ». A ce stade, des participants au Codeco sont favorables à ce projet. Mais des partis s’y opposent. Rien n’est donc joué.

Phase de crise

Autre sujet débattu: la phase fédérale de crise qui est toujours en vigueur. La Flandre souhaite y mettre un terme, ce qui permettrait aux Régions d’avoir la main. La Wallonie et surtout Bruxelles où le taux vaccinal est trop faible et la situation épidémiologique inquiétante sont beaucoup plus réticentes. Une date à laquelle cette phase prendra fin pourrait être décidée même si l’idée est de conserver un socle interfédéral, indiquait-on à bonnes sources.

Le dernier comité de concertation avait adopté une formulation relativement floue à propos de l’obligation de vaccination du personnel soignant. Vendredi, celle-ci devrait être actée même si les modalités mettront encore quelques semaines à être élaborées.

Le 1er octobre, les discothèques pourront rouvrir. Certains au gouvernement ne veulent toutefois pas se contenter de l’adoption de protocoles mais aussi prévoir des sanctions si les mesures ne sont pas appliquées.

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22 Commentaires

  • Posté par Glossy P, vendredi 17 septembre 2021, 17:20

    L'obligation vaccinale revient à dire aux administrés : "bêle ta leçon, fais ta piquouse et ferme ta gueule !"

  • Posté par Groetaers Jean-Pierre , vendredi 17 septembre 2021, 12:19

    Les commerçants doivent s’en prendre aux politiciens qui n’osent rien décider ! Et ici, ils ne peuvent pas s’en prendre à l’Europe !

  • Posté par Visiteur, vendredi 17 septembre 2021, 14:31

    La majorité des commerçants -horeca "chicos " tiennent boutique à Bruxelles mais habitent ( votent ) en dehors. Sauf pour les épiciers de la Chee de Gand et les salons de thé du quartier Midi , leur avis Vervoort s'en tape.

  • Posté par Peek Frederic, vendredi 17 septembre 2021, 11:15

    Fade sans personnalité envergure néant insignifiant comme tous ps

  • Posté par Dubois Marc, vendredi 17 septembre 2021, 10:23

    Magnifique Vervoort, un des champions toutes catégories de la phrase creuse et inutile ! De mémoire je pense que en théorie nos élus sont payés pour débattre sans tabou ! se répandre dans la presse pour avoir sa photo à la une démontre à suffisance le niveau de nos politiques ... de caniveau. Pour ce qui est des théories complotistes, si certains y voient une nouvelle voie pour se démarquer de la norme, c'est leur droit et liberté de pensée et cela ne me perturbe pas dès lors qu'ils ne veulent en faire un ordre nouveau ... avec ce genre de théorie, même jeter un kleenex dans une poubelle publique sera source de traçabilité et de contrôle de nos faits et gestes ... ce sont les mêmes qui dégainent leur dernier smartphones pour réagir en temps réel sur les réseaux sociaux ... haut lieu de pistage ! Mais alors ces personnes doivent assumer leur choix, refuser la vaccination c'est aussi renoncer à certains lieux et activités où cette vaccination est demandée ... car alors c'est l'anarchie, j'ai pas de permis de conduire parce que mes parcours d'autoécole sont tracés ... je peux pas conduire de voiture ! J'ai pas de diplôme en médecine parce que je refuse la prise de présence dans les auditoires de l'univ. ... je peux pas pratiquer !

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