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Inondations: «Cinquante ans qu’on paie l’assurance, et ce monsieur estime en quelques minutes que ma maison ne vaut rien»

Dans le quartier d’Angleur à Liège, fortement touché par les inondations de juillet dernier, la reconstruction a, à peine, débuté. La faute aux assureurs ? Des sinistrés racontent la communication difficile, parfois violente, avec leur compagnie, leur courtier et les experts. Mais même quand « on est bien tombé », le temps est long, loin de sa maison.

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Journaliste au service Economie Temps de lecture: 9 min

Quand j’entends à la télé que les sinistrés sont en train de se remettre, que les assureurs se battent pour indemniser au plus vite, ça me met encore plus en colère. Regardez autour de vous, on a l’air de se remettre ? Vraiment ? ». Gina (1) a 65 ans. Avec son mari – Marcel, 70 ans, en bleu de travail –, ils ont fini de rembourser leur maison, « on devait être tranquilles pour nos vieux jours, profiter de nos petits enfants ». Il y a deux ans, le couple a rénové les pièces à vivre pour mettre « une touche de moderne » aux murs achetés il y a 30 ans. « J’avais peint en rouge là, puis en gris foncé ici », fait visiter Gina. « C’était vraiment joli ». Elle pointe du doigt deux lustres encore suspendus au plafond, seuls vestiges des récents embellissements.

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15 Commentaires

  • Posté par SIMON Michel, dimanche 19 septembre 2021, 12:46

    Sans injonction des pouvoirs publics les compagnies d'assurance estiment toujours les dommages au plus bas. Les experts doivent calculer au plus bas en disant faire le maximum pour l'assuré. C'est dans la formation pour devenir expert.

  • Posté par Wafellman Fabienne, dimanche 19 septembre 2021, 10:48

    Les assurés et les assurances signent un contrat. Les conditions générales de ce contrat régissent leur relation. Encore faut-il les lire ou poser les questions pour obtenir des réponses aux points que l'on ne comprendrait pas, de l'utilité d'avoir un courtier en qui on a confiance. Les compagnies d'assurances ne sont pas des entreprises philanthropiques. Elles assurent un risque dans un cadre bien défini. L'état a imposé l'intégration des catastrophes naturelles dans les contrats incendies, c'est à dire que vous et moi payons, notamment, pour ceux qui habitent dans les zones inondables au titre d'une mutualisation des coûts. Au-delà des drames humains, ceci régit les indemnisations. Et il n'est pas logique que la région impose à tous ses habitants d'indemniser ceux qui ne sont pas assurés. Ce qui est inquiétant, c'est que les reconstructions vont avoir lieu dans les mêmes sites et que, par conséquent, aux prochaines inondations, les drames seront similaires et même pires : les compagnies d'assurances ne voudront plus assurer ceux qui habitent en zones inondables !

  • Posté par Robin Stéphane, dimanche 19 septembre 2021, 10:18

    Je me demande, mais je ne suis pas expert en la matière, s'il n'y a pas un manque total de compréhension en matière d'assurance. D'abord ce qu'on assure, c'est un risque, et là, il y a des règles (parfois étranges et obscures, c'est vrai) de calcul du risque; mais c'est un risque, donc peut-être, du vent pour certains. D'autre part, dans le cas d'un logement, on assure soit un bien à sa valeur résiduelle, soit un "toit" à sa valeur de reconstruction. Et la différence est énorme. Un même immeuble peut ne plus valoir grand chose dans le premier cas, et couter un pont dans le second. Entre vendre une maison de 1950 à un endroit et y faire reconstruire une nouvelle, ce n'est pas du tout la même chose. Dans le premier cas, la prime ne devrait probablement pas varier des masses, par contre dans le second, vu l'évolution des prix dans la construction, elle devait augmenter. C'est ce que certains ne comprennent pas. Mais j'ajouterai, pour ne pas laisser croire que je suis courtier en assurance (ce que je ne suis pas) ni que je défends les assureurs (ce n'est pas mon intention), que pas mal d'assureurs entretiennent la confusion, et je me demande même si dans certains cas, ils ne font pas prendre des vessies pour des lanternes. Et pour cela un juriste devrait répondre à la question de savoir s'il n'existe pas là une sorte de "paiement de l'indu" (prime trop élevée par rapport à la chose assurée).

  • Posté par Bresart Jeanpol , dimanche 19 septembre 2021, 9:23

    Je conseille au journaliste de rencontrer un expert. En MP si il veut. Il entendra autre chose

  • Posté par Lombard Fernande, samedi 18 septembre 2021, 22:54

    L'assurance est un fleuron de notre commerce. Il s'agit d'une institution libérale qui est destinée à faire du pognon. Refuser de comprendre cette vérité est une insulte à notre démocratie...

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