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Jan Fabre accusé de harcèlement: le procès débutera en mars

Première audience, ce mardi, du procès du chorégraphe flamand accusé de violences et harcèlement sexuel. Au tribunal correctionnel d’Anvers, le calendrier de procédure a été fixé. Sans lui.

Journaliste au service Culture Temps de lecture: 3 min

Les caméras ont attendu en vain dans le hall de l’impressionnant palais de justice d’Anvers, vaisseau de verre, de béton et de bois, merveille d’écologie et de transparence qu’on surnomme ici Le Palais des Papillons.

En vain parce que Jan Fabre n’était évidemment pas présent à cette première audience procédurale, qui débutait à 9 heures avec la fixation d’une date pour les plaidoiries, attendues après l’échange de pièces et de conclusions entre avocats.

Pas une sculpture de l’artiste, juste l’impressionnant Palais de justice d’Anvers.
Pas une sculpture de l’artiste, juste l’impressionnant Palais de justice d’Anvers. - Belga

Les caméras auront eu, en revanche, tout le loisir de croiser la haute silhouette de l’avocate des parties civiles, arrivée à… 9 h 46 dans la salle d’audience, fourre-tout de cuir blanc à l’épaule et porte-documents Louis Vuitton en cuir patiné contenant, entre autres, la liste des 12 plaignantes dont les noms ont enfin été révélés.

Christine Mussche, l’avocate des parties civiles.
Christine Mussche, l’avocate des parties civiles. - Belga.

Christine Mussche a la démarche conquérante d’une Brienne de Torth, la guerrière aux cheveux courts de Game of Thrones, dame de haute naissance entraînée pour devenir chevaleresse. Pas d’armure mais une toge noire pour cette star du barreau, spécialiste des abus sur les enfants dans l’Eglise et du mouvement #metoo depuis qu’elle a pris sous son aile les neuf femmes qui poursuivent le présentateur vedette de la VRT Bart De Pauw pour harcèlement et comportements inappropriés.

Pour se défendre, c’est une autre femme encore qu’a choisie Jan Fabre : Eline Tritsmans qui, refusant tout commentaire sur le dossier, a juste précisé que son client voulait absolument « éviter un procès dans les médias » et réservait sa défense « à ses juges ».

Eline Tritsmans, l’avocate de Jean Fabre
Eline Tritsmans, l’avocate de Jean Fabre - Belga

Le renvoi du chorégraphe, metteur en scène et plasticien anversois devant la justice pénale, annoncé en juin, est l’aboutissement d’une enquête de trois ans sous l’autorité de l’Auditorat du travail d’Anvers, une section du parquet spécialisée dans les conflits du travail. En 2018, dans le sillage de la campagne #metoo, une vingtaine de ses anciens collaborateurs, masculins et féminins, au sein de sa compagnie Troubleyn, établie à Anvers, s’étaient plaints d’avoir subi pressions psychologiques, humiliations et même chantage à caractère sexuel.

Ce mardi, première étape du processus, le calendrier des dates auxquelles les parties doivent remettre leurs arguments a donc été fixé et c’est le lundi 8 novembre que débutera l’aventure avec les conclusions de la partie civile. Un long hiver s’annonce donc pour l’artiste flamand. Il a été convenu, avec l’accord de toutes les parties, que celles-ci seraient entendues les 25 mars et 1er avril 2022. Deux journées complètes d’audiences ont été prévues.

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