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La chronique «#visapourlaflandre»: et revoici le«kibbelcabinet»

Les mots pour le dire, c’est parfois une autre langue qui nous les apporte. Quoi de mieux en effet pour désigner le retour des disputes fédérales et des partis qui se chamaillent que « kibbelcabinet » ?

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Editorialiste en chef Temps de lecture: 5 min

Il y a des mots qui disent mieux ce qu’ils veulent dire quand on les emprunte à une autre langue que le français. Quoi de plus soulageant qu’un « what the fuck ! » bien placé pour tacler sèchement un collègue, qu’un « tof ! » pour envoyer un beau compliment, ou qu’un « mais c’est quoi ce brol ? » pour atomiser le travail bâclé d’un voisin de bureau.

Dans le dico multilingue des mots pour le dire, un petit nouveau a fait son apparition. Les francophones ne disent ainsi plus « cabinet des disputes ou des chamailleries » mais « kibbelcabinet » pour désigner les disputes au sein du gouvernement fédéral. L’expression n’est en fait pas neuve, elle vient surtout de gagner en intensité.

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4 Commentaires

  • Posté par Rahier Pierre, jeudi 23 septembre 2021, 14:59

    Kibbelcabinet... Quel mot charmant aux oreilles du francophone que je suis ! Je précise que j'ai enseigné le néerlandais pendant trois ans dans des classes du secondaire supérieur. Et pourtant, je proclame haut et clair que " Kibbelcabinet" et "kibbelen" ne devraient pas figurer dans un journal belge d'expression française. Il en va de même, hélas, pour tous les mots et expressions anglaises (exemple : l'affreux "off the record", qui remplace systématiquement et désavantageusement l'expression bien française "en aparté") qui foisonnent dans ce Soir qui ne fait plus guère honneur à son nom et son ancienneté irréprochables.

  • Posté par lambert viviane, jeudi 23 septembre 2021, 17:35

    On reproche (avec raison) à Pascal Smet de vouloir imposer le globich aux Bruxellois. Les media francophones ne respectent pas notre langue maternelle, comme s'ils se croyaient obliger de singer leurs collègues flamands.

  • Posté par lambert viviane, jeudi 23 septembre 2021, 17:35

    On reproche (avec raison) à Pascal Smet de vouloir imposer le globich aux Bruxellois. Les media francophones ne respectent pas notre langue maternelle, comme s'ils se croyaient obliger de singer leurs collègues flamands.

  • Posté par Marlier Jacques, mercredi 22 septembre 2021, 16:34

    Les politiques devraient certes éviter autant que possible <<les petites phrases, les petits jeux particratiques>>, et, comme le reconnaît, lui-même, Jan Seghers du Laatste Nieuws, les journalistes devraient également cesser <<d'en faire leurs choux gras>>. Mais ne faudrait-il pas aussi que tout le monde (médias, public, politiques) admette une fois pour toutes que "coalition" ne signifie pas nécessairement "grand amour réciproque" ni garantie absolue de rapports humains parfaits. Bon sang, dans la vie ordinaire d'un ménage aimant et comptant deux enfants "adorables", n'y a-t-il jamais de frictions lors du choix des films, des vacances, des orientations scolaires, de la ville ou du quartier à habiter? Faut-il pour autant qualifier tous les ménages d'enfers permanents? De même, qu'il soit difficile d'accorder tous les avis des divers ministres d'une large coalition doit-il être systématiquement regardé comme une performance lamentable? Tout grand projet éveille des passions et des tensions... et c'est normal!

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