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La chronique «Je dirais même plus»: Mutti & Mutti

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Chroniqueur Temps de lecture: 3 min

Ma chère tante Herta avait imposé à son mari la présence de sa mère. On l’appelait tous Mutti. Je ne lui ai jamais connu d’autre nom. C’était une espèce de sergent-major de l’empereur Guillaume II, fière d’être prussienne (« Nous ne sommes pas Allemands », répétait-elle à sa fille, « nous sommes Prussiens. Comporte-toi en conséquence »).

Elle a tenu ma tante Herta et son pauvre mari Harry sous sa coupe jusqu’à sa mort. Aussi loin que je m’en souvienne, elle a toujours eu l’air d’une farouche centenaire. Elle me terrorisait autant que sa fille et son gendre, pourtant un dur à cuire.

Je croyais Mutti définitivement morte, enterrée et oubliée quand est apparue Angela Merkel.

La première fois que j’ai entendu un journaliste l’appeler Mutti, je suis tombé de ma chaise. Oh, non ! La revoilà ! Pauvre Allemagne ! N’a-t-elle pas déjà assez payé ?

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