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Abel Quentin: «J’avais envie de faire le voyou»

L’auteur du « Voyant d’Etampes » lance un pavé dans la mare de la « cancel culture » avec ce roman drôle et percutant qui trace des parallèles entre les époques. Un sérieux candidat au Goncourt.

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Journaliste au service Culture Temps de lecture: 4 min

Jean Roscoff, le personnage principal du Voyant d’Etampes, doit peut-être à son patronyme, inspiré du port du Finistère (Bretagne), de devoir affronter vents contraires et tempêtes. Rien ne lui est épargné, même quand, enfin, et pour reprendre du poil de la bête, il vient à bout du long travail entamé des années plus tôt de retracer la biographie de Bob Willow, obscur poète américain mort dans les années 60. Plutôt que de l’apaiser, l’entreprise sera plutôt le début de ses ennuis. Pris dans le tourbillon de la « cancel culture », pour n’avoir pas explicitement mis en évidence que Willow était noir, il n’en faut guère plus pour qu’il se retrouve taxé de xénophobie, et son essai, improbable succès de librairie, dépiauté jusqu’à la moindre virgule.

Avec la lucidité et l’humour implacables d’un Jonathan Franzen, Abel Quentin démonte les ressorts de la conscience « woke » et l’obsession identitaire.

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