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Agnès Desarthe, la déclaration d’amour ratée

Elle survient à quatre ans dans « L’éternel fiancé », où quelques mots provoquent de longs effets.

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Que désirent les gens ? La question court, elle n’est pas la seule, à travers le très beau roman d’Agnès Desarthe, L’éternel fiancé  , dont les qualités n’ont pas échappé aux jurys des prix Goncourt et Renaudot. La réponse est floue, pas la beauté, qui fait peur, pas la laideur, bien qu’elle ait gagné du terrain, avant de se préciser : « C’est à la normalité que la plupart des êtres humains aspirent. »

L’affirmation est confirmée par Lady Sybil Spencer, qui aimerait « tellement avoir une vie normale ». Elle qui, musicienne, ne joue pas de musique parce qu’elle s’occupe d’un chef d’orchestre qui a perdu la mémoire, incapable de diriger sans son aide. Plus jeune, elle voulait être différente, au contraire de la narratrice qui rêvait d’être comme tout le monde. « Je crois que j’y suis parvenue au-delà de mes espérances », dit-elle, s’étonnant d’en avoir tout à coup la révélation.

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