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Union européenne: Angela Merkel partie, la nouvelle coalition allemande pèsera lourd sur le curseur européen

Les accents choisis par le nouvel attelage au pouvoir à Berlin seront déterminants sur de nombreux dossiers de l’Union européenne. Sur l’austérité, le climat, la politique étrangère… Mais pas de révolution en vue !

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Journaliste au service Monde Temps de lecture: 6 min

C’est évident : il n’y a pas que les Allemands qui attendent avec appétit de découvrir qui succédera au très long règne de « Mutti » Merkel. Le résultat des élections du mastodonte allemand sera scruté de près à l’étranger. A Washington, à Pékin, à Moscou, à l’Otan… Et certainement à Bruxelles, au siège des institutions de l’Union européenne, ainsi que dans les capitales des Etats membres de l’UE – même si personne ne parie un Deutsche Mark sur une remise en cause significative de la ligne forcément européenne de l’Allemagne (vu l’Histoire).

A Paris, la convergence avec le gagnant du scrutin allemand sera un atout pour le président. Emmanuel Macron est lui-même en quête de réélection en avril-mai prochains. Il ne refuserait pas de reprendre la place centrale de la chancelière allemande dans le concert européen. Tout cela au moment où la France s’empare de la présidence semestrielle tournante de l’Union.

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4 Commentaires

  • Posté par Patrick Yamedjeu, lundi 27 septembre 2021, 8:44

    Quand on participe à hauteur de quasi 25% au budget de l'UE, normal qu'on pèse lourd sur le curseur.

  • Posté par Frissen Jean-Marie, samedi 25 septembre 2021, 19:41

    Merkel n'a jamais été anti-UE évidemment mais certainement pas très enthousiaste non plus. A l'image de la volonté du patronat allemand, elle a tronqué la géopolitique et ses chausse-trappes pour la géoéconomie laissant Poutine, Xi Jinping et Erdogan vociférer contre l'UE. En échange, des accords bilatéraux bypassant l'UE avec la Russie sur North Stream 2 par exemple. A côté, un atlantisme qui vient certes de prendre un coup avec l'affaire des sous-marins français (faut bien soutenir du bout des lèvres l'ami et voisin) mais c'est surtout de la diplomatie. L'Allemagne restera dans le giron étatsunien par habitude et par pragmatisme d'une nation de rentiers industriels qui se fichent du reste. Tant que l'Allemagne vend ses BMW et ses Mercedes, après nous les mouches.

  • Posté par Staquet Jean-Marie, samedi 25 septembre 2021, 20:24

    En Europe centrale, depuis que l’Allemagne est passée en 10 ans du pays qui voulait inscrire les racines chrétiennes de l’Europe au wokisme tous azimuts qu’elle se met maintenant à vouloir propager avec le zèle des convertis très récents, l’hégémonisme allemand n’est pas vraiment perçu comme ça… C’est qui qui forme et fournit tous les (vrais) travailleurs (pas ceux qui sont arrivés en 2015…) qui font tourner la machine allemande pour se faire insulter en retour? Il suffirait d’un gros changement d’orientation politique en France et en Italie pour qu’ils se fassent un plaisir de rééquilibrer les échanges…

  • Posté par Weissenberg André, samedi 25 septembre 2021, 18:45

    Pas plus de "vision" ou d'idées neuves à attendre du successeur de "Mutti", quel qu'il soit. En bonne mère pragmatique, elle ne s'est jamais mis personne à dos en occupant des positions qui auraient risqué de la mettre en porte-à-faux avec l'opinion ou avec sa majorité. Très loin d'un Helmut Schmidt faisant le forcing dans la crise des euromissiles ou d'un Helmut Kohl imposant la réunification allemande à Mitterrand, en allant s'entendre avec Bush père. "Helmut Scholz"? Non. C'est un roseau. Lui aussi ne fait que plier dans la direction où souffle le vent. D'autant moins à attendre de lui qu'il sera principalement occupé à empêcher l'aile gauche de son parti de lui compliquer la vie. La première conséquence du remplacement de Mutti par Scholz, plutôt que par un des deux autres candidats à la chancellerie, sera sans nul doute la non-reconduction de l'insipide Mme Von der Leyen à la tête de la Commission et son remplacement par une figure plus emblématique, plus respectée et plus active, soutenue à fond par le couple franco-allemand. Un nouveau Delors, en quelque sorte. Si Michel Barnier se présentait à la présidentielle et que Macron était réélu, la présidence de la Commission pourrait échoir à Barnier, imposé par une Macron réélu et en position de force. Ce serait un très bon choix. Pour l'Europe entière.

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