Accueil Société

Troisième dose pour les plus de 65 ans: quid des personnes dont le vaccin n’est plus utilisé en Belgique?

Les personnes de 65 ans et plus pourront donc recevoir une troisième dose d’un vaccin à ARN messager, soit les vaccins Pfizer et Moderna.

Temps de lecture: 2 min

La Conférence interministérielle (CIM) Santé a décidé samedi de proposer à toutes les personnes âgées de 65 ans et plus de se faire administrer une troisième dose de vaccin contre le coronavirus, a indiqué sur Twitter le ministre flamand de la Santé Wouter Beke.

«Un accord de principe a été conclu» pour proposer cette troisième injection, a confirmé à Belga la porte-parole de la ministre wallonne de la Santé, Christie Morreale. «Les modalités sur les types de vaccins et l’envoi des invitations doivent encore être fixées dans les prochains jours», a-t-elle précisé.

Quid des personnes dont le vaccin n’est plus utilisé en Belgique ?

Les personnes de 65 ans et plus pourront recevoir une troisième dose d’un vaccin à ARNm, confirme le cabinet Beke. Les vaccins Pfizer et Moderna sont tous deux des vaccins à ARN messager. Celles et ceux qui avaient reçu auparavant un vaccin AstraZeneca ou Johnson & Johnson changeront donc de marque.

Concernant les 85 ans et plus toutefois, tout a été décidé : le type de vaccin qui sera administré en troisième dose, les invitations qui seront envoyées... La Flandre enverra ces invitations dès la semaine prochaine, a signalé M. Beke sur Twitter. La Région wallonne devrait lui embrayer le pas.

Selon le cabinet Beke, l’intention est que les plus de 85 ans reçoivent leur troisième injection dans les centres de vaccination actuels. Ceux-ci resteront probablement ouverts plus longtemps aussi pour le groupe des 65-85 ans, mais cela ne sera décidé que mercredi prochain.

Selon les dernières données de l’Institut de santé publique Sciensano, entre 81 et 92% des 85 ans et plus, selon les régions, bénéficient déjà d’une couverture vaccinale complète. La proportion varie entre 81 et 96% pour les 75-84 ans et 80 et 96% pour les 65-74 ans.

À lire aussi Le guide pratique du Covid Safe Ticket à Bruxelles, en Wallonie et en Flandre

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

4 Commentaires

  • Posté par Otte Gérard, samedi 25 septembre 2021, 22:18

    ceux qui avaient reçu auparavant un vaccin AstraZeneca ou Johnson & Johnson changeront donc de "MARQUE" ! Quelle ineptie ! comme s'il s'agissait de passer de Coca Cola à Pepsi Cola! Alors que le principe vaccinal est fondamentalement différent.

  • Posté par MAESEN Jean-Luc, dimanche 26 septembre 2021, 9:17

    M. Otte, vous avez raison si l'optique de votre critique se limite à l'usage du terme que vous pourfendez. Malheureusement, il est en effet plus "facile" de limiter les explications quant à la compatibilité des différents types de vaccins actuels à une notion de <changement de marque>, que de prendre la peine de "pondre" un article plus "pointu" qui expliciterait de manière précise, argumentée, et scientifique, les raisons de cette compatibilité toute "naturelle". Quant aux "colas" auxquels vous faites allusion, je n'en suis pas non plus un consommateur "assidu" ni même "occasionnel", loin de là... Et pour le plaisir de l'anecdote, quel amusant souvenir (il y a 25/30 ans tout de même, le ferait-il encore de nos jours ?) que ce restaurateur propriétaire d'un excellent "bistroquet" spécialisé dans les poissons (le "Relais du pêcheur" si ma mémoire est bonne), qui refusait fermement de servir l'infâme "Beaujolais du Texas" comme il l'appelait ! Au choix, c'était <eaux minérales> (diverses et variées) ou <vins fins> (plus excellents et bien sélectionnés les uns que les autres). Et sa (large) sélection du "très réputé" spiritueux écossais était elle-aussi "hors norme"...

  • Posté par Otte Gérard, dimanche 26 septembre 2021, 1:51

    @ M. Maesen : Ce qui me choque, c'est l'usage du vocable "marque" alors que laboratoire ou fournisseur ou manufacturer aurait été plus approprié. Ironiquement, je ne bois jamais de cola :-). Loin de moi de remettre en cause la pertinence des arguments scientifiques qui sous-tendent la justification d'une troisième injection hétérogène aux précédentes. Vous conviendrez, je l'espère, que l'usage du mot "marque" se doit d'être restreint aux vaines commodités et non à la pharmacologie autrement plus cruciale pour la Santé Publique.

  • Posté par MAESEN Jean-Luc, samedi 25 septembre 2021, 23:35

    M. Otte, il est tout à fait vrai que les deux types de vaccins ("ARN messager" et "vecteur adénovirus") utilisent des méthodes différentes pour introduire dans nos cellules le "code de fabrication" de la protéine de spicule du virus SARS-CoV-2. Mais si les vecteurs utilisés sont différents (liposomes pour l'un, et virus modifié/rendu inoffensif pour l'autre), et si une étape supplémentaire de <transcription> de l'ADN délivré vers un ARNm (tout à fait similaire au premier) est nécessaire dans le second cas de figure, le résultat "intermédiaire" est le même dans les deux cas : présence dans le cytoplasme cellulaire d'un ARN messager transitoire qui va être interprété (<traduit> plutôt) par les ribosomes, pour fabriquer les protéines constitutives du <Spike-S>. Et ensuite, dans les deux cas, cette protéine de spicule va être "reconnue" comme étrangère par notre système immunitaire, qui va réagir en produisant, d'une part des anticorps par l'intermédiaire des lymphocytes B (réponse humorale) et d'autre part, des lymphocytes T (réponse cellulaire). Finalement, si l'on considère la "chaîne d'action" des vaccins dans son entièreté, les deux types de vaccins agissent en fait de manière quasi identique. Il n'y a donc rien de "fondamentalement incompatible" dans le fait de faire se succéder les deux types de vaccin chez une même personne. Bien à vous.

Aussi en Société

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

Geeko Voir les articles de Geeko