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Carles Puigdemont de retour à Bruxelles après sa brève arrestation en Italie

Carles Puigdemont « est à Bruxelles et retournera en Sardaigne dimanche » pour assister lundi prochain à une audience judiciaire sur son extradition réclamée par l’Espagne, a indiqué son avocat Gonzalo Boye.

Temps de lecture: 3 min

Le leader indépendantiste catalan Carles Puigdemont, poursuivi en Espagne pour son rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne en 2017, a atterri à Bruxelles lundi après avoir été brièvement arrêté en fin de semaine dernière en Italie, a indiqué à l’AFP son avocat Gonzalo Boye.

« Il est à Bruxelles et retournera en Sardaigne dimanche » pour assister lundi prochain à une audience judiciaire sur son extradition réclamée par l’Espagne, a dit l’avocat dans un message.

M. Puigdemont, 58 ans, eurodéputé depuis 2019, a été arrêté jeudi soir à son arrivée à l’aéroport d’Alghero, où il devait participer au festival catalan Adifolk. Il a été libéré vendredi soir après s’être engagé à être présent le 4 octobre pour une audience sur son extradition vers l’Espagne.

« Sédition » et de « détournements de fonds publics »

La justice espagnole l’accuse de « sédition » et de « détournements de fonds publics ».

Son arrestation puis sa libération 24 heures plus tard par la justice italienne « donnent raison », selon lui, au combat des indépendantistes catalans pour « la liberté, la démocratie, la défense du droit à l’autodétermination, la liberté d’expression, la liberté de mouvement ».

En mars 2018, il avait été arrêté une première fois à la demande de l’Espagne, en Allemagne cette fois. Mais il avait été libéré quelques jours plus tard.

L’indépendantiste a bénéficié un temps d’une immunité parlementaire mais le Parlement européen l’a levée le 9 mars à une large majorité. Une mesure confirmée le 30 juillet par le Tribunal de l’Union européenne.

La décision du Parlement européen fait cependant l’objet d’un recours dont le jugement définitif sur le fond de la part de la justice de l’UE doit être rendu « à une date ultérieure ». Ses conseils légaux considèrent donc que la décision du Parlement est « suspendue », tout comme l’application du mandat d’arrêt, et que leur client doit encore bénéficier de son immunité.

La tentative de sécession de la Catalogne, en octobre 2017, a été l’une des pires crises traversées par l’Espagne depuis la fin de la dictature franquiste en 1975.

Malgré l’interdiction de la justice, le gouvernement régional présidé par M. Puigdemont avait organisé un référendum d’autodétermination émaillé de violences policières et suivi, quelques semaines plus tard, d’une déclaration d’indépendance mort-née.

Madrid avait réagi en mettant la région sous tutelle et en arrêtant les principaux dirigeants du mouvement indépendantiste qui n’avaient pas fui à l’étranger.

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4 Commentaires

  • Posté par Formisani Serge, mardi 5 octobre 2021, 20:05

    Un de vos journalistes d'investigation devrait consulter les vols effectués depuis le 27 septembre jusqu'au 3 octobre, les deux Falcon 00-FAE et 00-LUM appartenant à la composante air. Je dispose de ces listings car abonné à Flight Radar 24. Pour info, plusieurs vols ont été opérés : Bruxelles-Cagliari et retour. Etonnant que cela corresponde aux déplacements de cette personne catalane !

  • Posté par Dagnelie Raphaël, lundi 27 septembre 2021, 14:07

    Qui lui paie son loyer à Waterloo ?

  • Posté par Giblet Philippe, mardi 28 septembre 2021, 11:48

    Indirectement l'Etat espagnol...

  • Posté par Lambotte Serge, lundi 27 septembre 2021, 15:25

    ben vous voyons ! (et moi)

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