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Affaire Chovanec: fin de la reconstitution avec la scène de la cellule reconstituée (vidéos)

Pris de délire, Jozef Chovanec avait été maîtrisé de manière violente.

Temps de lecture: 3 min

La seconde journée de la reconstitution des faits de l’affaire Chovanec à l’aéroport de Charleroi a pris fin en fin d’après-midi, ont confirmé mardi Vincent Fiasse, procureur du Roi de Charleroi et Ignacio de la Serna, procureur général de Mons à l’issue d’une conférence de presse. Selon le procureur général, la reconstitution a été contradictoire.

Jozef Chovanec est décédé le 27 février 2018 à l’hôpital Marie Curie de Charleroi où il avait été transféré à la suite d’un malaise cardiaque survenu le 24 février. Pris de délire, ce citoyen slovaque, avait été maîtrisé de manière brutale dans une cellule de l’aéroport de Charleroi où il entendait prendre un avion pour retourner dans son pays natal.

La reconstitution des faits, initialement prévue en février dernier et reportée en raison des mesures liées à la pandémie de coronavirus, a finalement débuté lundi. La première journée a été consacrée à l’intervention policière sur le tarmac. Jozef Chovanec avait été maîtrisé par les forces de l’ordre à la porte de l’avion, car il ne possédait pas de titre de transport pour monter dans l’appareil. « La première journée a débuté vers 9 heures du matin pour prendre fin vers 13h30 », a confirmé Vincent Fiasse.

La tête contre les murs et un salut nazi

La seconde partie des faits, concernant le placement en cellule de Jozef Chovanec, a été reconstituée durant plusieurs heures mardi. Emmené dans une des cellules de l’aéroport, Jozef Chovanec se frappe d’abord la tête une quarantaine de fois contre un mur. En sang et très agité, il est ensuite maîtrisé fermement par les forces de l’ordre. La scène, filmée sans son, montre un des agents immobiliser l’individu à l’aide de son genou pendant plus de 15 minutes. Alors que Jozef Chovanec est tenu, pieds et mains liés par des colsons, une policière fait un salut nazi, d’autres rigolent et sourient. Après plusieurs heures d’intervention, un médecin, appelé sur place, injecte au Slovaque un produit calmant.

Une reconstitution au plus près de la réalité

« Cette reconstitution a été séquencée avec les différents moments de la scène de la cellule, avec la visite d’un médecin, l’intervention des policiers et du SMUR. Tout le monde était présent et des échos que j’ai eus, cela s’est bien passé. La reconstitution a été contradictoire. L’objectif est de coller au plus près de la réalité des faits », a indiqué Ignacio de la Serna. Vincent Fiasse a quant à lui confirmé que « tous les acteurs ont collaboré et répondu aux questions. Je pense que le maximum a été fait durant ces deux jours. Les personnes ont apporté un plus grâce à la version orale de ce qu’on voyait sur les images de la cellule. Nous avons eu des explications », a souligné Vincent Fiasse.

Selon le procureur général, il faut s’attendre à plusieurs mois de délai pour la suite du dossier. « La juge d’instruction verra ce qu’elle fait. Les personnes suspectées et les parties civiles vont peut-être solliciter des devoirs complémentaires ou avoir d’autres questions. Il faudra également attendre les conclusions définitives des experts. Le dossier sera ensuite transmis au procureur du Roi pour qu’il fixe ses réquisitions. Le dossier pourrait être présenté à la chambre du conseil qui décidera d’un renvoi devant le tribunal correctionnel ou d’un non-lieu », a conclu le procureur général de Mons.

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