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États-Unis: plus de 17.000 décès dus aux violences policières n’ont pas été comptabilisés

Les chercheurs soulignent donc la nécessité d’un centre d’information centralisé pour les données relatives aux violences policières.

Temps de lecture: 2 min

Plus de 17.000 décès dus aux violences policières n’ont pas été comptabilisées depuis 1980, selon une nouvelle étude de l’université de Washington publiée dans The Lancet.

Les chercheurs ont comparé les informations provenant des certificats de décès avec les données d’organisations qui suivent les décès dus à la violence policière aux États-Unis. La période étudiée s’étend de 1980 à 2019. Au cours de cette période, près de 31.000 Américains ont été tués par la police, dont plus de 17.000 - soit 55% - ne figurent pas dans les statistiques officielles.

L’étude a également mis en évidence une fracture raciale: les Noirs américains étaient 3,5 fois plus susceptibles d’être tués par la police que les Blancs américains. Les Latinos et les Amérindiens étaient également plus susceptibles d’être victimes de violences policières mortelles que les Blancs.

Aux États-Unis, les décès inexpliqués ou violents sont examinés par des coroners (fonctionnaire chargé d’enquêter sur les circonstances d’un décès violent ou obscur) ou des médecins légistes, qui utilisent des autopsies, des tests toxicologiques et d’autres éléments pour déterminer la cause du décès. Le certificat de décès n’indique pas spécifiquement si la police est intervenue, bien que de nombreux médecins légistes soient formés pour inclure cette information.

Le système a longtemps été critiqué pour avoir favorisé une relation étroite avec la police et les procureurs. Par exemple, les médecins légistes consultent régulièrement les détectives et les procureurs. Dans certaines juridictions, ils sont même directement employés par les commissariats de police. Il arrive que les forces de l’ordre ne leur fournissent pas toutes les informations pertinentes, ou qu’ils subissent des pressions pour changer d’avis.

Dans le même temps, l’étude montre que des milliers d’autres décès de policiers passent inaperçus. Les chercheurs soulignent donc la nécessité d’un centre d’information centralisé pour les données relatives aux violences policières, ainsi que d’un contrôle accru des coroners et des médecins légistes.

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