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Russie, République tchèque, Chili… les nombreuses réactions aux Pandora Papers

Russie, République tchèque, Chili, Pakistan, Jordanie… les réactions se multiplient à la suite de la plus grande fuite financière de l’histoire, les « Pandora Papers ».

Temps de lecture: 5 min

De la Russie à la Jordanie en passant par le Pakistan, les réactions se multiplient à la suite de la plus grande fuite financière de l’histoire, les « Pandora Papers ».

Les médias d’État russes omettent de mentionner Poutine dans leur couverture des « Pandora Papers »

Quelques heures après qu’une énorme quantité de documents financiers privés a été divulguée, révélant qu’une femme russe avait acquis un luxueux appartement en bord de mer à Monaco après avoir eu un enfant avec le président russe Vladimir Poutine, certains médias d’État russes omettent toute référence aux révélations sur Poutine.

L’agence de presse d’État Tass n’a nommé aucun des Russes impliqués. Le fil de presse d’État RIA a concentré son reportage sur un ennemi politique de Poutine, le président ukrainien Volodymyr Zelensky (les Pandora Papers ont révélé que Zelensky avait transféré sa participation dans une société offshore secrète peu avant sa victoire aux élections de 2019).

Mais alors que le Kremlin et les médias qui lui sont favorables sont restés muets sur les découvertes concernant la richesse de Poutine et de ses associés, les figures de l’opposition russe se sont réjouies sur les médias sociaux. Le critique du Kremlin emprisonné, Alexei Navalny, qui purge une peine de plus de deux ans de prison pour des accusations que les observateurs internationaux ont condamnées comme étant politiquement motivées, a gagné en notoriété en publiant des exposés détaillés accusant le cercle intime de Poutine de corruption.

Le Kremlin a réagi ce lundi et qualifié les informations publiées d’infondées. « Ici, nous avons simplement affaire à un ensemble d’allégations tout à fait infondées. Quand il y aura des publications sérieuses, fondées sur des choses ou faisant référence à des choses sérieuses, alors nous en prendrons connaissance avec intérêt », a dit à la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. « On ne comprend pas en quoi ces informations peuvent être considérées comme fiables », a-t-il poursuivi.

Le Premier ministre tchèque Andrej Babis affirme n’avoir rien fait d’« illégal ou de mal »

Le Premier ministre tchèque Andrej Babis, qui doit être réélu cette semaine, a suggéré dimanche que les révélations des Pandora Papers à son sujet font partie d’un effort pour « influencer l’élection tchèque ».

Sur Twitter, Babis a déclaré qu’il n’avait rien fait « d’illégal ou de mal ».

Les documents révélés dimanche montrent qu’en 2009, il a acheté un château de 22 millions de dollars près de Cannes, en France, avec un cinéma et deux piscines, en utilisant des sociétés fictives qui ont caché l’identité de son nouveau propriétaire, selon le Consortium international des journalistes d’investigation, qui a partagé la masse de documents avec le Washington Post et d’autres partenaires médiatiques dans le monde.

Le président chilien dément avoir participé à la vente d’un projet minier

Après que les Pandora Papers ont révélé l’implication du président chilien Sebastián Piñera dans des transactions offshore avec ses entreprises qui ont financé deux sociétés enregistrées dans les îles Vierges britanniques en 1997 et 2000, son bureau a publié une déclaration niant sa participation à la vente de Minera Dominga, un projet minier critiqué en raison de ses effets sur l’environnement.

« Les faits susmentionnés concernant la vente de Minera Dominga ont déjà fait l’objet d’une enquête approfondie par le parquet et les tribunaux en 2017, et le parquet a recommandé de mettre fin à l’affaire en raison de l’absence de délit, du respect de la loi et de l’absence de participation du président Sebastián Piñera à l’opération susmentionnée », indique le communiqué en espagnol.

Le Premier ministre pakistanais Imran Khan s’engage à enquêter sur « tous nos citoyens mentionnés dans les Pandora Papers »

Face aux appels à la démission après que des membres de son gouvernement ont fait l’objet d’une fuite de documents financiers offshore dimanche, le Premier ministre pakistanais Imran Khan s’est engagé à enquêter sur tous les citoyens de son pays qui apparaissent dans les documents.

Dans des tweets qui reprennent ses déclarations anticorruptions de la campagne électorale, M. Khan a critiqué les « élites dirigeantes du monde en développement » qui, selon lui, contribuent à des milliers de décès liés à la pauvreté. Il a déclaré que son gouvernement se félicitait de cette fuite qui « expose les richesses mal acquises des élites » et que les inégalités économiques mondiales devaient être considérées comme une crise comparable au changement climatique.

« Mon gouvernement va enquêter sur tous les citoyens mentionnés dans les Pandora Papers et si un quelconque acte répréhensible est établi, nous prendrons les mesures appropriées », a tweeté M. Khan.

Le chef d’un important parti politique pakistanais a appelé à la démission du Premier ministre Imran Khan dimanche après que la fuite des Pandora Papers a révélé que des membres de son gouvernement détenaient des millions de dollars à l’étranger.

Les Jordaniens défendent le roi Abdallah

Les révélations sur les dépenses somptueuses et secrètes d’Abdallah ont immédiatement dominé le discours sur les médias sociaux en Jordanie, bien que le sujet n’ait pas été mentionné dans les médias d’État, les informations locales ou les sites d’information dans les premières heures suivant la publication des articles

De nombreux Jordaniens ont rapidement pris la défense du Roi sur les réseaux sociaux, qualifiant les accusations de diffamation à l’encontre du monarque. D’autres se sont moqués d’Abdallah en raison des informations faisant état de dépenses excessives et cachées.

« C’est là que se trouvent nos hôpitaux manquants »

Qualifiant les Pandora Papers de « nouvelle révélation choquante des océans d’argent qui déferlent dans l’obscurité des paradis fiscaux du monde », l’association de lutte contre la pauvreté Oxfam a applaudi l’enquête et appelé à « une action immédiate, comme cela a été promis depuis longtemps ».

À lire aussi Pandora Papers: une fuite historique de 11,9 millions de documents financiers, où l’on retrouve plus de 1.200 Belges

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1 Commentaire

  • Posté par RENARD Michaël, lundi 4 octobre 2021, 10:27

    Comme si les personnes visées allaient faire un mea-culpa. On n'est pas dans un mode de bisounours.

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