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«Nous avons beaucoup investi dans la région du Sahel et au Mali, et nous ne nous retirons pas»

La dernière chose à faire, estiment les Européens, serait de s’en aller – au risque de subir « notre » Afghanistan. Pourtant, la situation ne fait qu’empirer. Et le Mali envisage désormais de s’en remettre aussi aux mercenaires du groupe russe Wagner. La cohabitation s’annonce difficile.

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Journaliste au service Monde Temps de lecture: 5 min

C’est un nouveau croc-en-jambe dans les pattes des Européens, et de la France en particulier. Et à nouveau, c’est de la Russie que vient le mauvais coup.

La France et l’UE sont lourdement engagées au Mali. Dans plusieurs missions militaires et avec un appui civil à la formation des forces de l’ordre. Mais voilà que le scénario observé en Centrafrique – rebaptisée « Russafrique » – semble se répéter. A Bangui, les autorités ont sous-traité des pans de leur sécurité au groupe paramilitaire russe Wagner, réputé (malgré les démentis officiels) proche du Kremlin, alors que l’UE est engagée dans une mission de formation de l’armée centrafricaine… à qui la Russie a ensuite vendu de l’équipement.

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