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Les frères Hernandez en concurrence pour une place lors de Belgique-France: «Sur le terrain il n’y a pas d’amis»

Enfin réunis en équipe de France, Lucas Hernandez et son petit frère Theo ont livré mardi leur première conférence de presse commune, échangeant des rires, des piques et même une anecdote savoureuse sur une partie de pêche spéciale.

Temps de lecture: 3 min

«Vous me dites lequel des deux Hernandez vous voulez interroger, ou les deux», a lancé en préambule l’attaché de presse des Bleus, assis aux côtés des joueurs et distribuant la parole à la douzaine de journalistes présents.

En septembre, Lucas (25 ans), forfait, n’a pas pu assister au premier rassemblement tricolore de Theo (23 ans), mais il n’en a pas perdu une miette. Concernant son bizutage, «j’ai vu sa chanson, il me l’a envoyé par vidéo, elle n’était pas terrible!», a blagué le champion du monde, à qui les autres Bleus ont «parlé en bien» de l’intégration du petit frère.

Venu après eux en conférence de presse, Raphaël Varane a confirmé avec un trait d’humour: «Déjà un c’était pas facile, mais deux...», a-t-il rigolé. «C’est quelque chose d’exceptionnel d’avoir deux frangins au plus haut niveau, l’équipe de France est une grande famille mais pouvoir la partager avec les plus proches c’est exceptionnel».

Les exemples de fratries à succès dans le football existent mais restent rares, surtout en France. Avant les Hernandez, la paire la plus connue était celle des attaquants Hervé et Patrick Revelli, alignés à deux reprises ensemble en sélection dans les années 1970.

Chez les Hernandez, l’histoire de famille avait pourtant mal commencé, avec la fuite de Jean-François, le père ex-footballeur, parti sans laisser de trace en abandonnant ses fils.

«Vous le savez, on n’a pas eu une enfance très facile, mais c’est ce qui nous a fait lutter», a positivé Lucas. «Il a tout dit !», a poursuivi Theo, élevé en Espagne par leur mère, à qui il a tenu à dire «merci» car elle «était là à tout moment, les bons et les plus difficiles».

Se retrouver à Clairefontaine, après avoir «pris des chemins différents» en club, c’est d’autant plus «exceptionnel, incroyable», ont-ils lancé en choeur. Petit, «tu ne peux jamais rêver de cela», selon Lucas.

Lucas à la pêche

Défenseur du Bayern Munich, ce dernier a suivi l’annonce de la liste de Didier Deschamps la semaine dernière depuis son téléphone, alors qu’il était «à la pêche», a-t-il expliqué mardi en déclenchant les rires de l’assistance.

«Quand j’ai vu mon nom dans la liste des défenseurs, mais pas celui de mon frère, je me suis dit +ça sera un autre moment+. Et après je l’ai vu dans les milieux de terrain, j’étais content et je l’ai appelé direct, je l’ai félicité, je lui ai dit qu’il fasse attention jusqu’à lundi et qu’il ne se blesse pas parce que j’avais envie d’être avec lui», a-t-il développé.

Theo, défenseur de l’AC Milan, était lui à la maison quand son téléphone a commencé à sonner dans tous les sens. «Ma mère pleurait, mon grand-père était très content. Lucas, il était en train de prendre un poisson», s’est-il esclaffé mardi en racontant la scène.

Avant la demi-finale de Ligue des nations jeudi à Turin contre la Belgique, où ils pourraient être en concurrence à gauche de la défense, les deux frères ont dribblé le sujet en s’abritant derrière les choix futurs du sélectionneur.

«Sur le terrain il n’y a pas d’amis, celui qui joue va jouer», a glissé Theo. «Au moment où les matches vont commencer, que ce soit mon frère ou moi (titulaire), ou les deux, on va être soudés, on va se donner des conseils, on va tous ramer dans la même direction», a retenu Lucas.

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