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Rebond prévu des faillites d'entreprises en 2022, augmentation plus modérée en Belgique -2

Le nombre de défaillances d'entreprises, après avoir diminué grâce au soutien des États face à la crise sanitaire, devrait rebondir l'an prochain dans le monde, selon une étude publiée mercredi par l'assureur-crédit Euler Hermes. En Belgique, l'augmentation devrait être plus modérée, en raison des nombreuses mesures de soutien gouvernementales.
Temps de lecture: 3 min

À l'échelle mondiale, ces défaillances d'entreprises ont reculé en 2020 et devraient encore baisser de 6% cette année, avant de repartir en hausse de 15% en 2022, selon l'étude.

"Le retrait des mesures publiques de soutien devrait déclencher une normalisation progressive des défaillances d'entreprises", anticipe Euler Hermes.

Au niveau mondial, malgré la hausse anticipée des faillites, celles-ci devraient toutefois encore rester l'année prochaine 4% moins nombreuses qu'en 2019.

Le rythme du retour à la normale sera différent selon les pays.

En Europe, l'Espagne et l'Italie, dont les économies sont particulièrement exposées à la crise sanitaire à cause du poids du tourisme, vont subir "un fort rebond des défaillances en 2022", tandis que l'Allemagne, la France, la Belgique et les Pays-Bas "mettront plus de temps à retrouver des niveaux de défaillances similaires à ceux de 2019" grâce à des soutiens publics forts qui ont pour certains été étendus dans le temps.

Dans le détail, pour la Belgique, Euler Hermes prévoit une légère augmentation de 3% du nombre de faillites en 2021 (7.400 au total) et une augmentation de 10% en 2022 (8.150 faillites). Néanmoins, ces chiffres restent bien en deçà des niveaux record d'avant la crise (plus de 10.000 faillites en 2019).

En termes de secteurs, l'assureur-crédit s'attend à ce que les grossistes du Benelux devront faire face à des temps plus difficiles. Avec la hausse actuelle des prix de l'énergie, le secteur énergétique est également à risque. En outre, l'organisme mentionne comme facteurs de risque la perturbation des chaînes d'approvisionnement, la poursuite à la hausse ou non de l'inflation et la pénurie de personnel. "La question est de savoir dans quelle mesure les entreprises sont capables de répercuter la hausse des coûts sur leurs clients. Dans de nombreux secteurs, ce n'est pas possible d'un point de vue concurrentiel."

De plus, Euler Hermes pointe les risques liés aux entreprises zombies : "Depuis des années, nous observons cette tendance : les entreprises en mauvaise santé sont maintenues en vie par de l'argent 'gratuit' via des taux d'intérêt extrêmement bas et les programmes d'achat des banques centrales. À cela s'ajoute le soutien massif des États dans le cadre du coronavirus. Maintenant que ce soutien va disparaître, certaines de ces entreprises zombies vont faire faillite". 

A l'autre bout de la planète, aux États-Unis, le niveau des défaillances restera bas en 2021 et 2022, "principalement grâce au soutien public massif déployé et à un rebond économique particulièrement fort, le plus rapide jamais enregistré lors des trois dernières décennies".

Enfin, Euler Hermes signale que, "dans les marchés émergents, la normalisation des niveaux de défaillances d'entreprises a déjà débuté, en partie du fait de soutiens étatiques moins généreux et, récemment, du renforcement des restrictions sanitaires".

En Asie, l'assureur-crédit entrevoit une hausse de 18% des défaillances l'an prochain, qui devraient toutefois là aussi rester inférieures à 2019, "à moins que la pandémie ne continue de perturber les activités portuaires, les usines et les chaînes d'approvisionnement dans la région".

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