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La Chronique «Vous avez de ces mots»: {Pass sanitaire} ou {passe sanitaire}?

Et c’est parti pour un tour de pass passe !

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Chroniqueur Temps de lecture: 5 min

Le coronavirus a suscité maintes polémiques, y compris au plan linguistique. Rappelez-vous celle qui a agité le monde francophone s’entre-déchirant sur la question de savoir s’il fallait dire LE ou LA covid. Il en est une autre qui fait rage actuellement, à propos d’un certain sésame pour une liberté retrouvée : doit-on écrire pass sanitaire ou passe sanitaire  ?

Comme pour le genre de covid, ce débat a d’abord agité la France. Mais il a aujourd’hui gagné notre pays, vu les accointances multiples des francophones de Belgique avec leur grand voisin. Et comme la question dépasse le seul plan orthographique, il serait dommage de faire l’impasse sur ce sujet.

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6 Commentaires

  • Posté par Legarou Marcel, mardi 12 octobre 2021, 20:44

    Question lumineusement dispensable On pourrait par contre se demander pourquoi cette différence d’orthographe entre fascisme et facho Et ce que le pass.e a de sanitaire et ce qu’il a d’arbitraire et de trompeur

  • Posté par Rahier Pierre, lundi 11 octobre 2021, 17:01

    Ni pass, ni passe... Le problème du choix a été vite résolu en Belgium : vive le Covid Safe Ticket, tellement in. So proud of my country and our politicians. Couldn't live without them.

  • Posté par Coets Jean-jacques, dimanche 10 octobre 2021, 18:57

    L'argumentation de "Libé"pour justifier son choix de "Pass" au lieu de "Passe" me semble tenir la route ; au contraire de celle du Monde qui se contente de refuser "Pass" sous prétexte qu'il s'agit d'un anglicisme... Refuserait-il le "Spleen" cher à Beaudelaire ?! Chacun a le droit d'utiliser les mots qu'il veut et c'est l'usage qui confirmera ou infirmera la validité d'un mot. Si "impacter" permet de véhiculer un sens nécessaire, il s'installera ; dans le cas contraire, la langue française l'enverra aux oubliettes. Cependant, il est totalement ridicule de vouloir le condamner sous le prétexte qu'il s'agirait d'un anglicisme. Je rappelle que le conseil constitutionnel, devant s'exprimer sur la loi Toubon, rappelait fort justement que l'Etat peut exiger que l'on parle français mais ne peut pas décider de ce qui est français ou non. Par contre, je rejoins à 100 % l'avis exprimé par M. Francard. Les autorités publiques doivent s'adresser aux citoyens dans une des langues nationales, suivant nos lois et notre constitution, en priorité. Libre à elles de mettre une version anglaise en arrière-plan, ce qui me semblerait tout à fait acceptable pour une ville à vocation internationale comme Bruxelles. C'est ce que les Allemands ont exigé et obtenu dans toutes les communications de la DB - basta l'anglais dans les gares sauf dans les villes touristiques et en arrière-plan. Mais je pense qu'il y a une sorte de paresse intellectuelle et l'envie d'un parler nonchalant, comme pour le "chill" qui avait fleuri le long des routes wallonnes il y a quelques années et qui semble déjà d'évanouir dans les limbes de l'usage... Une dernière chose qui m'énerve au plus fort, c'est la capacité des francophones (ils ne sont pas les seuls !) à choisir des mots anglais qu'ils sont incapables de prononcer ! Entre "Spiiderrmane", "Tomme raidair", "Baizik fit" et "Climaite" (entendu cette après-midi) ou "Psiko" (Classic 21), la coupe est pleine.... Fichtre ! En relisant mon commentaire je me rends compte que mon correcteur m'indique "pass" est une erreur, de même que "chill", mais accepte sans broncher "Spleen". Une revanche du poète maudit ?!

  • Posté par STORDIAU Pierre, dimanche 10 octobre 2021, 14:22

    Le temps des bla-bla-bla est terminé. Tout le monde a maintenant compris ce qu'était le covid; la pandémie; les U.S.I. occupé par les non vaccinés entre 90 et 100%; les gestes barrières; l'utilité, voire la nécessité du "pass snitaire / CST etc. Face à cette réalité, nous avons également compris le rôle d'une force anti-science et idéologique appelée "COMPLOTISME" / CONSPIRATIONNISME; Bref, il n'y a strictement plus RIEN à inventer sur le sujet... sauf a trouver le médicament pour guérir la maladie. Mais en attendant : rien d'autre que la VACCINATION (à part les gris-gris et autres remèdes issus de la bonne vieille sorcellerie) .

  • Posté par Bartet Guy, samedi 9 octobre 2021, 12:52

    Non, il ne faut pas se résigner au pass. Ce n'est pas parce que les médias cèdent aux sirènes anglophones qu'il faut les suivre. Ils devraient au contraire remplir leur rôle éducatif. Les médias non-écrits (radio et télévision) devraient bénéficier du bénéfice du doute mais, à entendre les pataquès à répétition, ils (elles ?) ne le méritent sûrement pas. Même le Larousse, pas toujours en flèche d'accord, ne connaît pas le "pass" sauf dans l'anglicisme techno-jargonique "bypass". "Passe" y est la version populaire de "laisser-passer". Point barre. Même répulsion pour QR code, écrit à l'anglaise mais prononcé à la française, au lieu de code QR. Dit-on barre-code ? Non, alors pourquoi changer pour QR ? Ils m'éneeeervent.

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