Accueil Le direct Le direct économie

Une centaine de personnes rassemblées pour les droits des travailleurs de plateforme (2)

Une centaine de militants syndicaux se sont rassemblés se sont rassemblés jeudi à 15h30 au rond-point Schuman, à Bruxelles, pour réclamer une reconnaissance, une juste rémunération ainsi que des droits équivalents pour les travailleurs des plateformes (de livraison, de commerce, de nettoyage, etc.). Une délégation a été reçue au cabinet du commissaire européen à l'Emploi, Nicolas Schmit.
Temps de lecture: 2 min

"A l'occasion de la journée du travail décent, il est important de rappeler que les travailleurs des plateformes effectuent un boulot risqué, pendant de longues heures, sans reconnaissance ni protection sociale, et complètement soumis à la volonté des employeurs. Il manque un cadre juridique et collectif", a fustigé Miranda Ulens, secrétaire générale de la FGTB.

"Il y a un momentum politique, avec des réflexions aux niveaux belge et européen, une nouvelle directive attendue le 8 décembre et des actions qui ont porté leur fruit dans plusieurs pays de l'Union. Il ne faut pas le laisser filer. La directive doit présupposer une relation de travail et imposer à l'entreprise de prouver que les travailleurs sont vraiment indépendants. A défaut, ils devraient donc bénéficier des mêmes droits que les salariés", a ajouté Ludovic Voet de la Confédération européenne des syndicats.

"Uber, Deliveroo et consorts oeuvrent, à grands coups de lobbying, pour la création d'un troisième statut entre celui d'indépendant et de salarié. Pour lâcher quelques miettes tout en laissant les responsabilités sur le dos des travailleurs. Nous sommes là pour leur rappeler qu'il s'agit de travailleurs à temps plein qui doivent avoir les mêmes droits que les autres: salaire horaire minimum garanti pour toutes les heures prestées, couverture contre les accidents, concertation sociale... Le reste, ce ne sont que des détails techniques", estiment les syndicats, parmi lesquels FGTB, CSC et CGSLB étaient équitablement représentés.

Pour les organisations, ce combat est celui de l'avenir. "Ces emplois représentent le 21e siècle, le futur, il est donc grand temps d'arrêter d'appliquer des méthodes dignes du 19e", martèle Ludovic Voet.

"Personne n'accepterait de travailler dans ces conditions pour Uber ou Deliveroo s'il n'y avait pas autant de précarité parmi la jeunesse d'Anderlecht, de Molenbeek", a conclu une déléguée.

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

0 Commentaire

Aussi en Direct économie

Voir plus d'articles
La Une Le fil info Commentaires Partager

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs