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Le plus vieil accusé de crimes nazis au tribunal: «Je suis innocent»

Hier, il avait affirmé ne pas vouloir s’exprimer sur les faits. A 100 ans, le plus vieil accusé de crimes nazis est jugé en Allemagne.

Temps de lecture: 2 min

Le plus vieil accusé de crimes nazis, un centenaire ancien gardien de camp de concentration, a affirmé vendredi « être innocent » des faits qui lui sont reprochés, lors du deuxième jour de son procès en Allemagne.

« Cela m’est inconnu car je ne connais rien à ce sujet », a affirmé Josef Schütz, 100 ans, ajoutant qu’il était « innocent » alors qu’il était interrogé sur ses activités lors de la Deuxième Guerre mondiale au camp de concentration de Sachsenhausen, situé non loin de Berlin. « Tout est déchiré » dans ma tête, a-t-il déclaré, tout en se plaignant d’être « seul ici », dans le box des accusés du tribunal de Brandeburg an der Havel où il doit comparaître jusqu’à début janvier.

Il a été rapidement interrompu par son propre avocat, Stefan Waterkamp : la veille, lors de l’ouverture du procès, ce dernier avait prévenu que son client ne s’exprimerait pas sur la période des faits lui étant reprochés.

« Tête de mort »

« Nous nous étions pourtant mis d’accord avec la défense sur ce procédé », a protesté l’avocat.

Josef Schütz, ancien sous-officier de la division « Totenkopf » (Tête de mort) des Waffen-SS, est poursuivi pour « complicité de meurtres » de 3.518 prisonniers lorsqu’il opérait dans le camp de concentration de Sachsenhausen, entre 1942 et 1945.

La deuxième audience était consacrée à sa biographie, et notamment sa vie avant et après la guerre.

Arrivé seul, se déplaçant avec un déambulateur mais avec une démarche relativement assurée, M. Schütz a raconté dans le détail certains aspects de son existence passée, notamment son travail dans la ferme familiale en Lituanie avec ses sept frères et sœurs, puis son enrôlement dans l’armée en 1938.

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2 Commentaires

  • Posté par Chalet Alain, vendredi 8 octobre 2021, 12:50

    La prescription a toujours été une notion fondamentale dans les systèmes judiciaires civilisés et démocratiques (pas démagogiques). Mais on s'en éloigne dans des domaines de plus en plus nombreux, sous l'influence d'un "devoir de mémoire" (souvent assez sélectif) et d'une sorte de puritanisme de plus en plus dogmatique et radical. Pas sûr que ce soit un réel progrès.

  • Posté par Petitjean Marie-rose, vendredi 8 octobre 2021, 16:16

    Crimes de guerre et crimes contre l'humanité sont imprescriptibles et je ne vois pas en quoi cela ne serait pas démocratique.

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