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Luc Besson accusé de viol: le parquet requiert un non-lieu

L’un des avocats de Sand Van Roy, la victime, Me Francis Szpiner, a dénoncé « un scandale judiciaire ».

Temps de lecture: 3 min

Le parquet de Paris a requis vendredi un non-lieu pour le cinéaste Luc Besson, accusé de viol depuis plus de trois ans par l’actrice Sand Van Roy, a-t-on appris vendredi de source judiciaire, confirmant une information du Parisien.

Il revient désormais à la juge d’instruction en charge de ce dossier de confirmer ou non ce non-lieu.

Dans ce dossier, Luc Besson, qui conteste les accusations, n’a pas été mis en examen mais seulement placé sous le statut moins incriminant de témoin assisté le 25 janvier dernier, à l’issue d’une longue audition.

« Ce sont des réquisitions logiques et cohérentes avec la réalité du dossier et de l’enquête », a réagi auprès de l’AFP l’avocat du cinéaste, Me Thierry Marembert.

« Sa position n’a jamais varié », a rappelé Me Marembert. « Il a envie de refermer cette parenthèse et de reprendre une vie normale ».

L’un des avocats de Sand Van Roy, Me Francis Szpiner, a dénoncé « un scandale judiciaire ».

L’actrice belgo-néerlandaise avait porté plainte pour viol le 18 mai 2018 contre l’influent producteur et réalisateur français au lendemain d’un rendez-vous avec lui dans un palace parisien.

Deux mois plus tard, elle avait dénoncé d’autres viols et agressions sexuelles, commis selon elle au cours de deux années d’une « relation d’emprise professionnelle » avec M. Besson.

Ces plaintes avaient été classées sans suite en février 2019 par le parquet de Paris qui estimait n’avoir pu « caractériser l’infraction dénoncée ».

L’actrice avait alors déposé une plainte avec constitution de partie civile qui avait débouché sur l’ouverture d’une information judiciaire en octobre 2019 pour « viols ».

La juge d’instruction désignée pour mener cette affaire médiatique est « malheureusement partie » et la nouvelle magistrate « aura réussi le tour de force de ne jamais entendre Mme Van Roy, de mettre M. Besson sous le statut de témoin assisté et de refuser d’organiser une confrontation entre la plaignante et l’auteur », a regretté Me Szpiner.

Sa cliente « n’est pas surprise » par la position du parquet, « puisqu’elle sait qu’obtenir justice est le parcours du combattant, mais elle est tenace », a-t-il ajouté.

La juge d’instruction avait annoncé clore les investigations fin février, rejetant toutes les demandes d’actes de la partie civile. Cette décision avait été confirmée par la chambre de l’instruction de la cour d’appel.

« Je n’ai jamais violé une femme de ma vie. Je n’ai jamais levé la main sur une femme. Je n’ai jamais menacé une femme. Je n’ai jamais contraint physiquement ou moralement une femme à quoi que ce soit », avait balayé en 2019 le réalisateur, 62 ans aujourd’hui, de « Subway », « Le Grand Bleu » ou « Nikita ».

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1 Commentaire

  • Posté par Dupont Vincienne, samedi 9 octobre 2021, 8:48

    Dès lors qu'un non-lieu est requis, il est difficile de comprendre que le journaliste appelle Mme Van Roy "la victime". Le seul mot qui convient dans ce cas, sauf à vider la procédure judiciaire de toute raison d'être, est "la plaignante". Il est temps de retrouver un peu de bon sens.

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