Accueil Société

Bruxelles: le flou demeure autour de la vaccination dans les écoles

Depuis la rentrée, 10.000 jeunes de 12 à 17 ans ont été vaccinés dans la capitale. L’effet de la campagne dans les établissements scolaires ? Peut-être… mais aucune statistique ne permet de l’établir.

Article réservé aux abonnés
Temps de lecture: 4 min

Combien d’écoles bruxelloises ont déjà eu droit à une séance de sensibilisation à la vaccination ? Avec quel résultat – traduction : combien d’élèves ont été vaccinés dans ce cadre ? Ces questions, nous les posons depuis le lancement de la campagne en milieu scolaire (le 7 septembre), à la Cocom et à l’ONE, en vain. Avec plus d’insistance depuis la semaine dernière. Point de ministre (Alain Maron et Bénédicte Linard) qui monte au front, mais de nouveau les deux managers de la crise covid, Inge Neven (Cocom) et Anne-Claire Henry (ONE). Et un chiffre : depuis le 1er septembre, 10.000 jeunes de 12 à 17 ans ont été vaccinés.

Cet article est réservé aux abonnés

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

J'en profite

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

27 Commentaires

  • Posté par El Cabron Nicolas, mercredi 13 octobre 2021, 17:51

    Force m'est de constater à la lecture de ce forum que bon nombre de lecteurs du Soir n'ont pas compris que le vaccin anti-covid est un droit et pas une obligation et que la décision d'y avoir recours (ou pas) est basée sur une appréciation du bénéfice pour le patient par rapport aux risques qu'il encourt. Ces mêmes lecteurs prétendent faire le bilan du bénéfice/risque sur base de données statistiques publiées. Ces données statistiques sont des données générales fondées sur des catégories d'âge. Mais le critère essentiel pour apprécier la balance n'est pas l'âge mais l'état de santé préexistant du patient. Ainsi un enfant de 10 ans obèse sans antécédent de contamination au Covid sera amené à prendre en considération l'intérêt du vaccin alors que celui de 17 ans qui a déjà attrapé le virus n'en tirera quasi aucun bénéfice. Il faut arrêter de faire de la médecine publique programmative sur une base statistique comme le ferait un pays totalitaire comme la Chine. C'est clairement une déviance de notre société. Or par essence un vaccin n'a rien d'un acte médical anodin.

  • Posté par massacry olivier, mercredi 13 octobre 2021, 19:19

    Et hops encore la rhétorique à covidrationnel avec toujours son penchant ultralibéral centré sur l'individu roi, l'égo source de toute mesure, faisant fi d'une politique sanitaire publique , et donc collective, politique qui dans cette mouvance ne peut qu'être dictatorial. Il n'y plus à chipoter, quelle que soient les situations, l'avantage est toujours donné à la vaccination dans cette balance bénéfices risques! Même votre ados de 17 ans en retirera le bénéficie d'une immunisation boosté. Mais voila ces pseudo rationnels veulent toujours diaboliser les vaccins, avec leurs < un vaccin n'a rien d'un acte médical anodin>, bref cette mise en garde résonne comme < attention danger>, le vaccin serait ainsi un acte médical extraordinaire, une expérience de troisième type...En fait voila le credo même des antivax formulé de manière plaisante, sous une couche pseudo intellectuelle de bon sens.

  • Posté par Raspe Eric, mardi 12 octobre 2021, 21:57

    Je ne peux que soutenir vos remarques messieurs Massacry et Moriaux et me joindre à vos condamnations des propos intolérables de dedecker. "ce sont juste des faits et ils sont têtus" dit dedecker. Visiblement, la manière dont il comprend ce qui est un fait est aussi erronée que la manière dont il comprend la notion de liberté. Il est totalement faux de prétendre que les jeunes ne risquent rien en attrapant la covid selon les véritables faits rapportées par l'article publié dans "The Lancet Child Adolescent Health" (https://www.thelancet.com/action/showPdf?pii=S2352-4642%2821%2900198-X). A la page 4 de cet article, on constate que sur 1734 jeunes de 5 à 17 ans avec un test PCR covid positif , 37 patients ont été hospitalisés et 77 ont subi des symptômes pendant plus de 28 jours. Dans un groupe comparable de jeunes malades avec un test PCR covid négatif, seulement 26 ont été hospitalisés et seulement 15 ont présenté des symptômes qui excèdent 28 jours. Même si la proportion de malades jeunes atteints du covid qui doivent être hospitalisée est faible (2.1%), elle n'est pas nulle. Elle n'est certainement pas négligeable parce que le taux de mortalité chez les personnes atteintes de cette maladie est du même ordre de grandeur dans notre pays. Evidemment, comme dedecker considère que cette valeur est négligeable malgré l'affront fait aux proches des plus de 25000 victimes de cette maladie, il contestera cet argument. Il oublie que le risque relatif de devoir être hospitalisé à cause de la covid est 1.4 fois supérieur à celui d'être hospitalisé pour une autre pathologie. Le risque équivalent de symptômes long est 5.1 fois plus grand en cas de covid par rapport aux autres maladies. Pire, si on analyse des données de mortalité rapportées par Sciensano dans le fichier accessible via ce lien (https://epistat.sciensano.be/Data/COVID19BE.xlsx) au niveau de la feuile de travail morts, si on trie par tranche d'âge, on constate 13 cas de décès de personnes entre 0 et 24 ans. Ce n'est pas énorme, certes, mais ce n'est pas rien non plus! L'affirmation de dedecker "des enfants qui ne risquent statistiquement" est donc totalement fausse. Pour ce qui est de la balance bénéfices/risques, les effets secondaires graves chez les enfants sont des péricardites et des myocardites. Une étude récente publiée dans la prestigieuse revue JAMA (https://jamanetwork.com/journals/jama/fullarticle/2782900) montre que l'incidence des péricardites et myocardites décrites est de 2 et 1 cas par 100000 doses injectés. Le risque d'hospitalisation du fait de la maladie reste donc 710 plus élevé que le risque combiné de péricardites et myocardites. D'autant que ces inflammations se soignent très bien et qu'aucun des cas n'a produit de séquelles durables selon l'article cité. Prétendre qu'il y a plus de risque pour les jeunes à se faire vacciner est donc simplement faux. Enfin l'argument des produits en phase de test est tout aussi faux et d'une nullité à pleurer. Un recul de plus de cinq ans existe par rapport à la technologie BioNTech étudiée pour un vaccin contre le mélanome. Pour le vaccin Janssen, un recul de plusieurs années existe aussi pour la technologie utilisée pour développer un vaccin contre Ebola. L'efficacité et la sécurité des vaccin a été établie et publiée dans des journaux sérieux. La seule inconnue restante est la durée de la protection et fait l'objet d'un suivi selon le protocole rigoureux des études cliniques établi avant leur initiation et accepté par les instances réglementaires adéquates. Le reste de la prose de dedecker qui incite les autres à ne pas se faire vacciner et met donc leur vie en danger n'est finalement en effet qu'une vaste entreprise criminelle parfaitement condamnable. Il est profondément désolant que la rédaction du Soir n'ait pas profité de la mise à jour de son site internet pour mettre hors d'état de nuire ce genre d'individu. La lâcheté pusillanime de la rédaction de ce journal est affolante. Elle est responsable de TOUT ce qui est publié sur son site. Il serait peut être temps que les actionnaires du Groupe Rossel se rendent compte du danger et que cette rédaction perd petit à petit toute crédibilité pour ne produire finalement que des éditoriaux à l'eau de rosse (jeux de mot explicite). Cela finit par en réduire l'intérêt et la valeur. Votre patrimoine s'effrite : prenez garde!

  • Posté par Raspe Eric, mercredi 13 octobre 2021, 19:54

    Monsieur Olivier Pierre, manier le sarcasme et l'ironie expose au risque de retour de flamme façon boomerang. Peut être auriez-vous été mieux avisé de consulter les statistiques de Sciensano avant d'écrire votre réponse à mon commentaire. En effet, 80300 personnes ont été hospitalisées sur le 1.3 million de personnes atteintes par la maladie, soit une proportion de 6.2%. Ce n'est apparemment aussi pas grand chose même si ce chiffre est trois fois plus grand que la proportion de jeunes hospitalisés à cause de la covid dans l'étude citée. Malgré que cette proportion soit faible, par deux fois le système de soins en Belgique a failli être saturé. D'autre part, malgré cette faible proportion, le nombre de décès suite à la maladie dépasse les 25000, soit la plus grande surmortalité depuis la seconde guerre mondiale. Si une proportion faible est appliquée à un nombre de cas très élevé, mathématiquement, le problème sera significatif. C'est une notion élémentaire que les antivax ont visiblement beaucoup de mal à capter. En outre, même chez les jeunes, la maladie laisse des séquelles irréversibles. Dire qu'ils ne risquent strictement rien est donc totalement faux, ne vous en déplaise. De plus la maladie évolue avec l'apparition de variants sélectionnés pour mieux se propager dans des populations jeunes. En particuliers, le variant delta demande moins de virus pour infecter une personne et produit jusqu'à mille fois plus de particules virales par personne infectée. La distribution du nombre de cas infectés par ce variant en fonction de l'âge est décalée vers les personnes plus jeunes par rapport à la maladie initiale : même des nouveaux-nés ont été hospitalisés. La propagation accrue du variant delta chez les jeunes aura inévitablement un impact sur leur scolarité. Les deux dernières années scolaires ont montré que celui-ci est particulièrement négatif. Il faut être un sacré sadique pervers pour s'opposer à la vaccination des plus jeunes et favoriser leur ignorance! Finalement, comme moins de virus est nécessaire pour infecter une personne, la réponse à la vaccination d'une partie des personnes à risque sera insuffisante pour les protéger adéquatement vu la diminution de l'activité du système immunitaire avec l'âge. Ne pas vacciner les plus jeunes, c'est prendre le risque qu'ils servent de tremplin au virus pour s'attaquer aux plus vulnérables dont la réponse au vaccin est insuffisante. S'opposer à la vaccination des plus jeunes, s'est avoir l'inconscience de laisser une brèche ouverte en plein milieu de la digue qui est censée protéger une grande ville de la fureur des flots du fleuve qui la traverse. Les inondations de juillet ont démontré combien cette idée est criminelle.

  • Posté par massacry olivier, mercredi 13 octobre 2021, 16:56

    @Pierre Olivier, si je regarde les chiffres sur le site de Sciensano, rapport graphique, cas et hospitalisation pour les date du 4/10 au 10/10 ( et non le 9 car pour suivre les chiffres données au graphique repartition des hospitalisations par tranche d'âge), je remarque que sur les 14 777 cas positifs, 1926 ( ?) sont répertorié pour les 0-9 ans ( 13% des cas), pout la même période 391 personnes ont été hospitalisées, dont 8.6% concerne les 0-5 ans soit 34 enfants ! Et ici ne sont pas repris les 6-9 ans, il est dommage que Sciensano ne maintienne pas les même catégories d'age selon les analyses, mais on est donc ici à un taux de 1.7%! Donc oui c'est pour reprendre vos mots ,< c'est tout simplement énorme>...

Plus de commentaires

Aussi en Société

Voir plus d'articles
La Une Le fil info Commentaires Partager

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs