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Hubert Germain, dernier des Compagnons de la Libération, est mort

Le dernier Compagnon de la Libération Hubert Germain s’était donné pour objectif dans la vie de « toujours rechercher le plus difficile ».

Temps de lecture: 2 min

Hubert Germain, qui était le dernier compagnon de la Libération encore en vie, est mort à l’âge de 101 ans, a annoncé la ministre des Armées Florence Parly.

« Je voudrais d’abord vous informer du décès d’Hubert Germain, notre dernier compagnon vivant de la Libération (…) C’est un moment important de notre histoire », affirmé Mme Parly lors d’une audition devant la commission de la Défense du Sénat.

Père des Forces françaises libres (FFL), Charles de Gaulle avait créé l’Ordre de la Libération en novembre 1940 pour « récompenser les personnes ou les collectivités militaires et civiles qui se seront signalées dans l’œuvre de libération de la France et son empire ». L’Ordre est forclos depuis 1946.

Le général de Gaulle, le capitaine Gabriel Brunet et le lieutenant Hubert Germain.
Le général de Gaulle, le capitaine Gabriel Brunet et le lieutenant Hubert Germain. - AFP.

Les derniers compagnons, distingués pour leur engagement de la première heure au sein de la France libre, ont disparu les uns après les autres au cours de la décennie passée.

Seules 1.038 personnes, dont six femmes, ont reçu le titre de compagnon de la Libération. En tant que dernier de ses représentants, Hubert Germain doit être inhumé au Mont-Valérien, principal lieu d’exécution des résistants durant la Seconde Guerre mondiale.

Hommage présidentiel

Le président Emmanuel Macron présidera la cérémonie d’inhumation le 11 novembre à l’Arc de Triomphe et au Mont Valérien, a annoncé l’Elysée.

Ancien député gaulliste et ministre de Georges Pompidou, ce résistant avait fêté le 6 août son 101e anniversaire.

6 juillet 1972
6 juillet 1972 - AFP.

Fils d’un général des troupes coloniales, Hubert Germain passait le concours d’entrée de l’école navale à Bordeaux au moment de la débâcle du printemps 1940. « Au bout de cinq minutes, je me suis dit : +Mais qu’est-ce que tu fais là ?+ », expliquait-il en 2018 à l’AFP. « Je me suis levé en disant à l’examinateur : +Je pars faire la guerre+ ».

Il embarque à Saint-Jean-de-Luz, à bord d’un navire transportant des soldats polonais à destination de l’Angleterre et arrive à Londres le 24 juin 1940. Il intègre la Légion étrangère et combat en Syrie, en Libye où il est engagé dans les combats de Bir Hakeim, en Egypte, en Italie, en Provence, dans les Vosges et en Alsace. Il est blessé et décoré par le général de Gaulle fin juin 44 en Italie.

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1 Commentaire

  • Posté par Delpierre Bernard, mercredi 13 octobre 2021, 12:35

    Au-delà du respect dû à ce Monsieur ainsi qu'à tous les autres compagnons de la libération décédés, tout n'a pas été rose dans l'attitude de De Gaulle à l'égard des français qui dès le départ rejoignirent l'Angleterre pour y poursuivre la lutte; ainsi les membres du commando Kieffer, français libres mais intégrés à l'armée britannique et qui ont débarqué en priorité sur le sol français en 1944 n'ont même pas la reçu la visite du général qui s'était pourtant rendu dans un voisinage proche et pour le commandant Kieffer décédé début des années 60 , aucune représentation ministérielle lors de ses funérailles . C'est un véritable scandale et pourtant ce détail important est souvent passé sous silence pour ne pas ternir l'image du général au comportement mesquin à l'égard de soldats courageux mais dont le seul tort fût de combattre sous l'uniforme des alliés et non sous sa houlette lui qui qui comme l'avait bien décelé Roosevelt, se prenait à la fois pour Jeanne d'Arc et Napoléon.

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