Accueil Culture Scènes

Salim Haouach: «Je conteste le système belge parce que c’est mon pays»

Son père enseigna la langue arabe aux gendarmes belges. Lui joue une pièce sur les violences policières et émancipe les jeunes de Molenbeek par le théâtre. Ses sœurs ont été opposées et médiatisées dans l’arène politique. La famille Haouach incarne les tiraillements de la société belge.

Article réservé aux abonnés
Temps de lecture: 5 min

Dans la famille Haouach, on imagine les dîners de famille plutôt animés. A ma gauche, Salim Haouach, comédien et metteur en scène qui joue actuellement une pièce sur les violences policières. A ma droite, sa sœur, Salma Haouach, porte-parole du MR. Et, au centre, une autre sœur, Ihsane Haouach, nommée par Ecolo au poste de commissaire du gouvernement auprès de l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes avant de récemment démissionner, lors d’une controverse liée au port du voile et à une note de la Sureté de l’Etat, polémique nourrie notamment par… le MR. Alors, ces dîners de famille, compliqués ? « Pas du tout », nous répond Salim Haouach, par ailleurs directeur de Ras El Hanout, association socio-culturelle à Molenbeek. « On arrive à discuter, dans le respect. Quand je vois ce qui est arrivé avec Ihsane, je me demande pourquoi, si on arrive à vivre en famille avec des opinions aussi différentes, on n’y arrive pas dans la société ? »

Cet article est réservé aux abonnés

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

J'en profite

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

4 Commentaires

  • Posté par Usual Suspect, samedi 16 octobre 2021, 23:25

    M. Haouach conteste le système belge mais lui et sa petite famille en profite bien ! Toujours à râler, toujours à se victimiser, toujours à cracher sur la police, toujours à diaboliser les autorités, toujours à réclamer, non, à exiger plus de droits. En attendant, ces allochtones arabes ont déjà réussi une chose bien belge : monter une dynastie politique et médiatique digne des Michel, Onkelinx, Collignon, Daerden, Spaak, Moureaux, Van Cauwenberghe, Ducarme, Lippens, Nothomb, etc, etc. Et donc, que vous le vouliez ou pas, vous êtes devenus, vous les Haouach, des sales belges.

  • Posté par Frippiat Yves-Marie, samedi 16 octobre 2021, 10:34

    Contestation légitime, bien sûr, dans un État démocratique. Je note tout de même que le parcours de la famille Haouach tendrait à montrer que des voies d'émancipation existent bel et bien pour les allochtones. Mais, objecte-t-on aussitôt, "tout le monde n'a pas eu la même chance". Par conséquent, le "système" mérite d'être contesté... CQFD.

  • Posté par S M, vendredi 15 octobre 2021, 16:12

    J’en déduis que les policiers de Molenbeek sont une bande de crétins lobotomisés, conditionnés à pourchasser et puis à tuer volontairement et méticuleusement tous ceux qui présentent un faciès d’Arabe et surtout lorsqu’ils sont parfaitement innocents ! Et le tout sous l’œil bienveillant et complice d’un pseudo État de droit dont la justice est aussi corrompue et inégalitaire que les flics sont tortionnaires de pauvres anges respectueux de la loi ! Monsieur Haouache a un art consommé pour présenter les faits de manière fallacieuse (le problème du voile de sa sœur), tronquée (pas l’ombre d’un mot sur la mouvance fréro-salafiste à l’inauguration de son épicerie), globalisante (pas de chiffres, pas de détails, pas d’analyse…) mais toujours à son avantage. Je présume qu’il compte, comme le faisait le Comité Contre l’Islamophobie en France (CCIF interdit là-bas et bien vite reconstitué chez nous), parmi les victimes musulmanes des forces de l’ordre tous les salafistes abattus suite aux attentats en France, par exemple. L’analyse de qualité consiste à mettre en évidence les différents facteurs qui augmentent la criminalité dans les quartiers défavorisés – c’est un fait et à relever les liens entre criminalité et population allochtone. Il s’agit alors d’agir dans l’esprit le plus démocratique et le plus universaliste possible, esprit que je ne ressens pas dans son théâtre engagé… engagé dans quoi d’ailleurs, la division ? la haine subtilement distillée sous couvert d’ouverture ? le retour à l’islam comme fondement sociétal ? Je m’arrête ici et renvoie à de vraies analyses (Bernard Rougier/Gilles Kepel/Marcel Sel/Bergeaud…) de ce qui se passe dans les quartiers gagnés par l’islamisme parce que le problème est peut-être aussi là… Tiens, le Soir, plus de journalistes d’enquête chez vous ? Rien que des scribes qui servent la soupe ? Le discours victimaire a encore de beaux jours...

  • Posté par eric biltiau, samedi 16 octobre 2021, 10:29

    Belle analyse

Aussi en Scènes

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs