Accueil Société

Folklore estudiantin: l’ULB interdit la nudité sur ses campus

Le vice-recteur aux affaires étudiantes a rencontré ce lundi les comitards visés par les faits de nudité. Ils font l’objet d’un avertissement. Les cercles se sont, quant à eux, engagés à mener une réflexion sur la nudité dans le folklore.

Journaliste au service Société Temps de lecture: 2 min

L’activité folklorique mettant en scène des comitards dans leur plus simple appareil n’a pas manqué de faire réagir les autorités académiques de l’ULB. Le vice-recteur aux affaires étudiantes, Alain Levêque, a rencontré ce lundi les trois étudiants concernés. Conformément à nos informations, les faits de nudité n’impliquaient pas des bleus (ces nouveaux étudiants qui souhaitent faire leur baptême), mais bien des comitards (des étudiants déjà baptisés portant une toge) lors d’une activité nommée « la commune ». « Les étudiants se rassemblent et échangent leur toge. Cela n’a donc pas eu lieu lors d’une activité de baptême », explique Ophélie Boffa, la porte-parole de l’université bruxelloise.

Le vice-recteur aux affaires étudiantes a tout de même décidé de prendre des mesures à la suite de cet événement. Les activités festives impliquant de la nudité seront désormais interdites sur les campus de l’ULB. « L’ACE (l’Association des cercles étudiants de l’ULB) s’est engagé à mener une réflexion sur la charte folklorique », ajoute Ophélie Boffa. Cette charte, revue chaque année, régit l’organisation des baptêmes étudiants. Elle s’établit en co-construction avec les cercles et les autorités académiques. A l’heure actuelle, la charte prévoit uniquement que les « cercles s’engagent à respecter l’intégrité morale et physique des bleus. » Cette règle pourrait à l’avenir intégrer la nudité et s’appliquer à l’ensemble des étudiants, y compris les comitards.

En outre, les trois étudiants surpris nus lors d’un affond font l’objet d’un avertissement. Pas question de sanctionner, ni de suspendre les cercles étudiants comme prévu initialement. « Si les trois étudiants venaient à être impliqués dans de nouveaux faits problématiques, ils passeront devant la commission disciplinaire », prévient la porte-parole. « L’université tient à rappeler que ce genre de comportement n’est pas autorisé. Le campus n’est pas un espace public. Par contre, il s’agit d’un espace partagé par l’ensemble de la communauté universitaire et pas uniquement par les cercles. C’est donc l’ensemble de la communauté qui doit être respectée. »

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

7 Commentaires

  • Posté par David Eric, lundi 18 octobre 2021, 23:01

    L’univ se trompe de cible : la nudité n’est choquante que pour les bigots ; le problème n’est pas cette pudibonderie ridicule ; le problème, ce sont ces cérémonies où tout concourt à dégrader et humilier bleus et bleuettes ; il est dommage que le temple du libre examen tolère ces démonstrations sous prétexte de « folklore »; ce qui est encore plus triste c’est de voir les bleus se complaire dans cet exercice de dépravation institutionnalisée. Mais, comme disait Martine dans Le médecin malgré lui, « Et s’il me plait d’être battue ? » (Molière). Une manière de former l’esprit critique de la future prétendue élite de la société ? J’en doute.

  • Posté par Giefvan Agathe, lundi 18 octobre 2021, 21:13

    L'ULB se tire une balle dans le pied. Pas mortelle donc, mais génératrice de gangrène. Car maintenant il va falloir légiférer sur le sens juridique du mot Nudité. Les nanas qui se promènent le nombril ou la raie des fesses à l'air ? Quelqu'un qui se balade pieds nus ? Tête nue ? "Nudité intégrale", me direz-vous, mais alors quid du nu avec des chaussures et une ceinture ? Et quelqu'un d'habillé qui montre ses fesses ? Les simulations ludiques peuvent se faire habillés, aussi. Comme la masturbation, par exemple.

  • Posté par collin liliane, lundi 18 octobre 2021, 18:01

    Ne peut-on accueillir les nouveaux et nouvelles étudiante(s) sans se livrer ) tous ces excès pathétiques? Mais d'autre part, pourquoi les nouveaux-venus acceptent-ils d'être humiliés de cette manière?? Aussi peu de dignité (mot dont il faudra bientôt chercher le sens dans un dictionnaire) d'un côté que de l'autre.

  • Posté par massacry olivier, lundi 18 octobre 2021, 19:52

    L'effet de groupe et l'alcool sont de bons moteurs aux comportements grégaires..

  • Posté par Weissenberg André, lundi 18 octobre 2021, 17:40

    Franchement, ce sont des couillons! Ã mon époque, on faisait exactement la même chose, mais hors du campus, sur les pelouses du bois de la Cambre, où on se déplaçait en cortège. Sur place, les poils et autres comitards formaient alors un cordon étanche au milieu duquel se passaient les "épreuves" infligées aux bleus (et bleuettes!). Dont celle - traditionnelle - de mimer un acte sexuel. Seules les filles étaient dispensées de l'effeuillage complet (tout comme d'ailleurs lors du baptème proprement dit). Enfin, intervenait l'évaluation générale par l'ensemble des "représentants" des autres cercles ("Président montrenous tes c ... " ou pas). Pourquoi tout d'un coup faire ça dans l'enceinte du campus, au vu de tous? Mystère ... Sans doute une mauvaise fournée de "poils" aux commandes du cercle ou du comité de baptème.

Plus de commentaires
Sur le même sujet

Aussi en Société

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

Geeko Voir les articles de Geeko