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Le supplice sans fin des Yézidies: captivité, esclavage et peu de justice

Rencontre avec celles qui ont vécu sous la férule de Daesh, réduites à l’état d’esclaves sexuelles. Sept ans après le début du génocide des Yézidis, les langues des survivantes se délient. Levant le voile sur les pires atrocités commises par Daesh. Où certains djihadistes belges ont joué les premiers rôles. Enquête au nord de l’Irak.

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Journaliste au service Société Temps de lecture: 9 min

Assise en tailleur, à même le sol de sa tente, une vieille femme en robe blanche sanglote devant les portraits de quatre hommes. « On nous a séparés en 2014. Il y a le frère de mon mari et mes trois fils. Ça fait sept ans que je suis sans nouvelles, sept ans que je pleure tous les jours. Je préférerais savoir qu’ils ont été assassinés… », soupire cette Yézidie qui n’a pu sauver du génocide que ses deux filles et deux autres fils.

Sa tente est en partie construite en dur, car ce peuple sait que l’exil durera. Cette dame rappelle le discours de milliers d’autres Yézidis qui, comme elle, vivent déplacés ou réfugiés. Dans ce camp de Khanke (près de Dohuk), le plus grand du nord de l’Irak, ils sont plus de 14.120 à loger. Mais plus de 30.000 autres Yézidis n’ont pas trouvé de place dans l’enceinte, et se sont installés dans les environs immédiats du camp.

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