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Folklore estudiantin: «Il ne s’agissait pas d’un acte sexuel», répond le cercle estudiantin de l’ULB incriminé

L’Association des cercles étudiants de l’ULB (ACE) et les cercles de Droit et Polytechnique soulignent que la scène filmée n’était pas un acte sexuel mais bien « un acte bibitif, certes inhabituel ».

Temps de lecture: 3 min

Dans une réaction transmise lundi soir, l’Association des cercles étudiants de l’ULB (ACE) et les cercles de Droit et Polytechnique ont souhaité dissiper les malentendus par rapport à la vidéo polémique dans laquelle on voit des étudiants surpris nus en train de mimer, en plein campus, des actes sexuels. Ces trois organisations soulignent que la scène filmée n’était pas un acte sexuel mais bien « un acte bibitif, certes inhabituel ».

Les étudiants concernés sont des « comitards », indiquait plus tôt lundi l’université. Il s’agit donc d’étudiants plus âgés faisant partie de cercles folkloriques et portant la toge. Ce que confirment l’ACE et les deux cercles. Cela concernait plus précisément des membres actifs du comité de baptême du Cercle Polytechnique, « qui ont agi de leur plein gré ». Aucun étudiant ne réalisant son baptême cette année n’était donc impliqué, insistent les trois organisations. Aucun membre du Cercle de Droit n’était présent lors des événements, soulignent-elles encore.

« Pour ce qui touche à la question de la nudité, nos cercles s’accordent pour dire que les actes filmés étaient déplacés et peuvent heurter la sensibilité d’un public extérieur », reconnaissent l’ACE et les deux cercles.

Deux mesures ont été décidées à l’issue d’une réunion qui se tenait lundi en fin de matinée entre le vice-recteur aux affaires étudiantes de l’ULB, Alain Levêque, et les étudiants ayant mimé des scènes nues. La première, qui est collective, interdit toute activité qui amène de la nudité lors des activités estudiantines. La seconde, individuelle, concerne les trois étudiants incriminés. Ils ont reçu un avertissement et, s’ils récidivent, devront passer devant la commission disciplinaire de l’ULB.

Outre les décisions des autorités, l’ensemble des cercles estudiantins de l’ULB s’est engagé à étendre la charte éthique, en vigueur depuis 2020, à tous les étudiants et non plus seulement aux bleus et bleuettes comme c’était le cas jusqu’ici. Les comitards devront donc aussi s’y plier lors de leurs activités folkloriques. Établie entre les cercles étudiants et les universités et hautes écoles, cette charte vise entre autres à respecter l’intégrité physique et morale et à interdire les propos racistes, l’alcool à profusion et les chants sexistes.

Les baptêmes sont encadrés par cette charte commune à tous les cercles, « qui est strictement respectée par les comités de baptême », et cette charte sera révisée afin que ce genre d’incident ne se reproduise plus, insistent encore les trois associations estudiantines.

Elles se disent enfin « interpellées par le fait que des fausses interprétations soient si facilement véhiculées ».

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