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France: bientôt du changement sur les autoroutes

Le péage « flux libre » – sans arrêt, ni ralentissement – se répand pourtant un peu partout dans le monde. En France, il en est à ses balbutiements.

Temps de lecture: 2 min

Plus d’un millier de kilomètres de files. C’est la longueur des embouteillages en France lors du traditionnel chassé-croisé entre juillettistes et aoûtiens lors du dernier week-end de juillet. Les points noirs sur le réseau sont connus. Parmi ceux-ci figurent en bonne place les barrières à péage.

Le péage « flux libre » – sans arrêt, ni ralentissement – se répand pourtant un peu partout dans le monde (États-Unis, Irlande, Grande-Bretagne, Portugal, Afrique du Sud, Israël, Suède…), notamment pour l’accès aux centres-villes. A Londres ou à Stockholm, ce sont des caméras de reconnaissance automatique des plaques d’immatriculation qui identifient les automobilistes et permettent l’envoi de la facture. En Belgique, les trajets effectués par les poids lourds sont facturés via un système de péage par satellite baptisé Viapass. A quand un péage en flux libre sur les autoroutes françaises ?

Les trois grandes sociétés concessionnaires qui gèrent plus de 90 % du réseau autoroutier français – Vinci (ASF, Cofiroute), Eiffage (APRR) et Abertis (Sanef) – ont toutes des projets de péage sans barrière dans leurs cartons.

En 2022, la première autoroute en flux libre de France devrait voir le jour dans le département de l’Allier (centre de la France). Il s’agit de l’A79, une ancienne nationale très accidentogène que l’APRR reconvertit en autoroute. Hormis à la jonction avec l’A71, il n’y aura pas de barrières de péage mais six portiques dotés de caméras de reconnaissance des plaques qui s’égrèneront le long du parcours. Toutes les nouvelles autoroutes seront équipées dès le départ d’un système de péage en flux libre. Cela devrait par exemple être le cas de la future autoroute Castres-Toulouse (A69).

Le premier portique de péage à flux libre a été installé sur la future A79, dans l’Allier, entre Le Montet et Cressanges. Sa gestion est confiée à APRR, chargé de tester l’intégration des données. Des tests qui débutent dès ce mois-ci. Cinq autres portiques doivent être installés dans les mois qui viennent le long des 88 km de la future autoroute A79, rapporte le quotidien français La Montagne.

Dès octobre, ce portique sera totalement équipé et mis en service pour des phases d’essais, jusqu’à l’été 2022.

Les systèmes mis en place reposent tous sur des capteurs et sur la lecture automatique des plaques d’immatriculation par des caméras intelligentes. Plus besoin de ralentir. Les voitures sont identifiées dès qu’elles passent sous le portique. Plusieurs modes de paiement sont proposés.

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2 Commentaires

  • Posté par Bricourt Noela, mardi 19 octobre 2021, 8:17

    On pourrait comprendre si la Belgique ne venait pas de décider de poursuivre ses désinvestissements dans le rail. Notre pays est géré en dépit du bon sens, sans projets concrets, sans tenir compte du réchauffement climatique. On réduit les budgets pour le rail, favorisant ainsi l'usage de la voiture qui pollue. Taxer l'usage de la voiture, c'est faire rentrer de l'argent.

  • Posté par Propronet Juste, mardi 19 octobre 2021, 8:46

    Commentaires sans rapport avec le sujet de l’article. Il faut apprendre à ne pas lire entre les lignes.

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