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«Cadavres noirs», un livre à l’emporte-pièce

Même si elle est juste, la colère n’est pas nécessairement bonne conseillère. « Cadavres noirs » sous la plume de Gérard Prunier, africaniste aussi distingué que baroudeur, est inspiré par une rage aussi méritoire que maladroite.

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Journaliste au service Monde Temps de lecture: 4 min

Durant des décennies, Stéphane Prunier a bourlingué, dans des centres d’études (en Ethiopie entre autres) des ambassades, des universités. Il a cheminé aussi, et c’est cela qui compte, sur des pistes improbables et des brousses lointaines, dans ces lieux où la mondialisation n’est qu’un concept qui tue et ou l’« ailleurs », c’est-à-dire l’exil, est devenu synonyme à la fois de salut et de perdition. L’auteur fait partager sa révolte devant ces barques chargées de migrants, il dénonce l’approximation des chiffres sinon des faits lorsqu’il s’agit de dénombrer les victimes des conflits multiples, si facilement baptisés d’« ethniques », ou les effets des catastrophes dites naturelles qui sont aussi dues à l’exploitation forcenée des ressources et à des politiques agricoles inadaptées.

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