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«Comme on nous parle»: l’émoji à fleur de peau

Le XXIe siècle, ère des communications ? Mon œil ! On ne s’est jamais aussi mal compris. Peut-on se passer des petits pictogrammes dans nos conversations écrites ?

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Journaliste au service Culture Temps de lecture: 5 min

C’est un rebelle, un combattant de la dernière guerre, celle contre la technologie. Comme un naufragé s’accroche à son île – syndrome de Stockholm, il en vient à l’aimer – et tapote sur le feu pour envoyer des signaux de fumée, il nous balance ce SMS l’autre jour depuis son Nokia 3310 : « J’ai découvert plein de smileys dans mon téléphone :-> :-C :’-( :-S :-b :-@ Adorable petite machine ! » Message suivant : « A quoi identifier le coronavirus ? :* ou : ¤ ou : ¥ ? »

Le pauvre. S’il vivait dans la vraie vie, il aurait le choix entre plus de 3.000 pictogrammes pour exprimer ce qu’il ressent. Là où, sur son écran, n’apparaissent aujourd’hui que de consternants petits carrés, s’ébaucheraient dans la seconde des émojis seringue, des émojis sparadrap, bobo sur la tête, masque bucco-nasal, éprouvette, bec Bunsen, microscope, bactérie, des émojis vomi, fièvre, toux, feu, sang, mort. Le pied.

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