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Etat de droit: le Benelux perd patience face à la Pologne

Les pays du Benelux demandent à la Commission d’agir face aux violations de l’Etat de droit en Pologne, en déclenchant notamment le fameux mécanisme de conditionnalité.

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Journaliste au service Monde Temps de lecture: 4 min

Etait-ce le discours dur du Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, le matin même devant le Parlement européen ? Était-ce les paroles de la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, qui ne suffisent plus ? Était-ce la décision de Charles Michel, président du Conseil européen, de ne pas faire de l’Etat de droit un point d’agenda formel du sommet de fin de semaine ?

Quoi qu’il en soit, les pays du Benelux perdent patience face à la Pologne et ses entorses à l’Etat de droit, notamment depuis la décision du Tribunal constitutionnel polonais qui conteste la suprématie du droit européen sur le droit national.

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8 Commentaires

  • Posté par Heymbeeck Joseph, mercredi 20 octobre 2021, 15:05

    Et surtout nous donner des leçons sur la manière de cuire nos frites ! Je fais exprès de la dérision mais c'est bien pour relever le problème qui se pose.

  • Posté par Chalet Alain, mercredi 20 octobre 2021, 10:21

    Les Polonais ont aussi raison sur le fond: cette volonté de leur imposer (et de nous imposer) une nouvelle morale "progressiste" est malsaine, car cette morale est issue d'un dogmatisme poussé à l'extrême. Elle exagère donc dans trop de domaines, allant ainsi à l'encontre de nos usages et de nos traditions. Changer peut être souhaitable quand c'est pour aller réellement vers un mieux, mais ce n'est pas du tout le cas ici.

  • Posté par Staquet Jean-Marie, mercredi 20 octobre 2021, 10:41

    Le problème n'est pas seulement de savoir si c'est "bien" ou "pas bien": un jour, un Etat ou groupe d'Etats ou des ONG-toujours-bien-intentionnées voire l'UE elle-même vont attaquer la France ou même la Belgique au titre de discrimination par atteinte à la liberté religieuse en raison du régime de laïcité, qui s'accommode pourtant d'un régime de concordat en Alsace-Moselle, formant ainsi une double discrimination. Tout cela au nom des "valeurs"... Que va faire l'UE à ce moment-là? Déployer jusqu'à la nausée le régime de "2 poids, 2 mesures" en expliquant que dans ce cas, c'est l'ordre constitutionnel français qui prévaut ou appliquer sa nouvelle doctrine intenable, à savoir pouvoir créer son propre droit en dehors des traités et le proclamer "supérieur" au droit national dans des matières qui ne lui ont pas été attribuées par les traités?

  • Posté par Staquet Jean-Marie, mercredi 20 octobre 2021, 9:51

    Au bout du compte, ils vous servent dans leur campagne de propagande du "Etat de droit" à toutes les sauces mais on en attend toujours la définition. Et à ce titre d'un "Etat de droit" totalement indéfini, une justice européenne pourrait s'auto-saisir (sur commande politique, évidemment) dans des matières qui ne relèvent pas des compétences qui lui sont attribuées voire dans des domaines explicitement exclus par les traités, le tout évidemment sans possibilité d'appel. De ce fait, elle créerait ainsi du droit (proclamé supérieur à tout évidemment) en piétinant le contenu des traités et la séparation des pouvoirs puisque que la création et l'instauration des règles juridiques est de nature politique et relève du législatif. Vous avez dit "Etat de droit"?

  • Posté par Naeije Robert, mercredi 20 octobre 2021, 8:13

    "Morawiecki estime en substance que l’UE tord l’Etat de droit en laissant sa justice inventer une extension de compétences des institutions européennes par une interprétation créative des traités" Il a tout simplement raison. Les hésitations comminatoires de la Commission le montrent bien. Mais voilà, von der Leyen et ses minions sont incompétents, et ce faisant indirectement affaiblissent une Union dont les citoyens découvrent de plus en plus le béhémoth bureacratique qui veut s'immiscer dans le domaine des "valeurs" - une dangereuse notion potentiellement liberticide

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