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Brussels Airport devient actionnaire à 50% d'une filiale de Skeyes consacrée aux drones -2

Brussels Airport devient actionnaire à 50% de Skeydrone, une filiale de Skeyes regroupant toutes les activités liées aux drones de l'entreprise chargée du contrôle de l'espace aérien en Belgique, annoncent les deux sociétés mardi. Avec cette participation, l'aéroport entend jouer un rôle actif dans les développements dans le domaine de la technologie des drones et dans une offre de services de drones à l'attention des différentes industries en Belgique et ailleurs.
Temps de lecture: 3 min

SkeyDrone, créée en janvier 2020, est actuellement une filiale à 100% de Skeyes. Elle offre des services dans le domaine du positionnement, de la navigation, du guidage et de l'analyse des données des avions sans pilote au niveau national et international. Dès son lancement, il avait été annoncé que l'entreprise chercherait, dans une seconde phase, des partenaires publics et privés (industriels) afin d'importer les connaissances et compétences nécessaires à l'activité.

L'année dernière, Brussels Airport avait travaillé en étroite collaboration avec l'entreprise chargée du contrôle aérien sur plusieurs projets de drones dans le domaine de la détection des intrusions, de la sécurité aéroportuaire ou de l'efficacité opérationnelle.

Avec cette participation de 50% dans Skeydrone, l'ambition de l'aéroport et de Skeyes est de prendre la tête du développement et de l'utilisation des applications innovantes des drones. En partageant ses connaissances, son expertise et son expérience en tant que l'un des principaux aéroports européens, Brussels Airport souhaite également soutenir les ambitions de croissance de la jeune entreprise.

"L'investissement de Brussels Airport dans SkeyDrone est stratégique et c'est plus qu'un investissement dans le savoir-faire et la technologie des drones. Il s'agit d'un investissement dans la co-création de l'avenir du transport aérien sans pilote", appuie Arnaud Feist, le CEO de Brussels Airport. Grâce à cela, les différents partenaires pourront rechercher, développer et commercialiser des systèmes de gestion de drones et des services de drones qui peuvent être utilisés quotidiennement dans diverses industries, relève-t-il.

"Les drones deviennent progressivement omniprésents dans le ciel. Il nous appartient de les laisser prendre leur place en toute sécurité parmi le trafic aérien existant. En tant qu'utilisateurs de l'espace aérien, les aéroports connaissent mieux que quiconque les défis qui en découlent", abonde Johan Decuyper, le CEO  de Skeyes.

La transaction est soumise à l'approbation des autorités de la concurrence compétentes et devrait être clôturée au début 2022.

ACV Transcom a réagi mardi soir. Mécontent de l'accord, Le syndicat chrétien critique particulièrement le fait que Brussels Airport, en pleine crise du coronavirus, investisse dans une "participation non-critique".

"Les syndicats de l'aéroport de Bruxelles-National demandent depuis des mois d'alléger les souffrances du personnel. La direction argumente que nous sommes toujours dans une crise et que cette année se terminera avec une grosse perte de 50 millions d'euros", explique l'ACV. "Les demandes de petits investissements qui permettraient de soulager les différents services et les employés sont refusées, tout comme les demandes de donner des perspectives aux employés, tant sur le plan financier que sur celui de la charge de travail."

Le fait que des fonds soient maintenant débloqués pour entrer dans SkeyDrone est, selon ACV Transcom, le pas de trop. "Nous sommes d'accord avec la vision selon laquelle des investissements doivent être réalisés pour assurer l'avenir de l'aéroport, mais cela ne peut se faire au détriment des employés", déclare le syndicat, qui se demande en outre comment l'investissement dans SkeyDrone contribue à assurer l'avenir de l'aéroport de Bruxelles-National.

ACV Transcom souhaite désormais que l'aéroport "rétablisse l'équilibre" entre les investissements d'une part et ses propres employés d'autre part. "Les syndicats envisagent de prendre des mesures pour s'assurer que les employés ne sont pas oubliés" explique-t-il.

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