Accueil Société

Marche blanche: «Les victimes sont encore véritablement laissées pour compte», selon l’avocat de Laetitia

Selon Georges-Henri Beauthier, avocat de Lætitia, victime de Marc Dutroux, la Marche blanche, qui a eu lieu il y a 25 ans et rassemblé 300.000 personnes, réclamait plus de place pour les victimes dans le processus juridique. Pour lui, les changements ne sont pas suffisants : « Le combat doit continuer. »

Temps de lecture: 2 min

Georges-Henri Beauthier, l’avocat de Lætitia, l’une des victimes de Marc Dutroux, était l’invité de la RTBF ce mercredi matin.

« Lætitia est radieuse parce qu’elle a une vie avec 4 enfants, un mari, de la famille, elle a réussi à tourner la page. Elle a sa vie de famille et elle demande qu’on lui fiche la paix. »

Cette Marche blanche a été un événement historique. Georges-Henri Beauthier évoque la dignité dont les parents ont fait preuve à l’époque : « Sans les parents, cela aurait été un carnage. » Selon lui, « leur discours n’est pas et n’a pas été un discours de haine. C’est un discours de volonté de changer les choses, pour que cela n’arrive plus. »

Un débat contradictoire pour les victimes

« Sur le fond de la libération, les victimes sont encore véritablement laissées pour compte. » Cette place des victimes dans le processus décisionnel n’a pas suffisamment évolué, pour l’avocat. Il aimerait que le tribunal ait en main tous les éléments. « Il faut bannir l’absence de la partie civile. Je suis pour que les victimes, dès le départ de l’instruction, puissent participer à un débat contradictoire. Non pas sur la peine, mais sur la culpabilité. »

« Qu’est-ce qu’elle a apporté, la réforme de la police ? Les policiers vous le diront eux-mêmes, ils n’ont pas les moyens pour accomplir toutes leurs tâches. » Selon lui, nous n’avons pas vraiment avancé depuis la Marche blanche.

« Il y a encore tellement de choses à changer. Il y a des choses qui ont changé, mais tellement lentement. Il faut faire avancer les réformes. C’est pour ça que le combat doit continuer. » L’avocat de Lætitia ajoute que les victimes sont encore trop laissées pour compte au Tribunal de l’application des peines.

Mobilisation des foules

Il y a 25 ans, plus de 300.000 personnes défilaient à Bruxelles pour réclamer une justice plus efficace et apporter leur soutien aux familles de Julie, Mélissa, An, Eefje, Lætitia et Sabine, ainsi qu’à tous les enfants victimes de violences.

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

3 Commentaires

  • Posté par Monsieur Alain, mercredi 20 octobre 2021, 11:34

    La réforme des polices a provoqué la disparition de la Gendarmerie c'est tout sauf "pas grand chose". A entendre les politiques de l'époque cette décision allait "tout régler" sauf que, visiblement, ce n'est pas le cas pour certains ... trop tard !!

  • Posté par Chalet Alain, mercredi 20 octobre 2021, 10:37

    Impliquer les victimes? elles le sont déjà bien assez, car elles sont trop souvent motivées par un esprit de haine et de vengeance, ce qui n'a rien à voir avec la justice.

  • Posté par dams jean-marie, mercredi 20 octobre 2021, 10:14

    Il n' y a que la marche blanche qui a apporté un peu de baume au coeur des parents ! Depuis les pédophiles , les violeurs, et les détraqués des violences familiales et autres font la une du hit parade de manière exponentielle . Les juges poltrons et les décideurs politiques n'osent pas appliquer des peines les plus graves et laissent les victimes doublement pénalisées pour le restant de la vie .

Sur le même sujet

Aussi en Société

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

Geeko Voir les articles de Geeko