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Des policiers ont bloqué plusieurs carrefours de Bruxelles (photos)

Une manifestation a eu lieu ce mercredi dans les rues de la capitale, organisée par le PUM, un groupe de pression se définissant comme indépendant des syndicats.

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Environ 350 agents de police ont manifesté leur mécontentement ce mercredi à Bruxelles, en répondant à l’appel du Police Unifying Movement (PUM), un groupe de pression fédéré à partir de Facebook et se présentant comme évoluant en dehors de l’affluence des syndicats liés à la fonction – sa légitimité étant par ailleurs elle-même remise en cause par les principaux syndicats de police.

Dans le viseur du mouvement : l’incertitude autour de la pension (et de l’avenir de la Napap, le régime de « non-activité préalable à la pension » pour les policiers en fin de carrière), les niveaux barémiques jugés trop bas et non revalorisés depuis la réforme des polices, ainsi que des inquiétudes liées au nouveau budget fédéral, faisant craindre des mesures d’économie visant l’institution policière. Des enjeux face auxquels les syndicats ne seraient pas assez combatifs, selon Steven Vanhacht, policier en région liégeoise, par ailleurs présenté par ses pairs comme le responsable de l’action. « Les syndicats font leurs cahiers de revendications sans nous demander notre avis, ils discutent avec le gouvernement de notre avenir sans que l’on ait un retour sur l’information, » déclarait-il durant l’action.

Après avoir organisé une courte marche depuis la gare de Bruxelles-Central jusqu’au cabinet de la ministre de l’Intérieur, Annelies Verlinden (CD&V), le groupe s’est vu refuser un rendez-vous avec la représentante de l’exécutif. « On voulait transmettre nos doléances à la ministre responsable mais elle ne veut pas nous recevoir, car soi-disant nous sommes un groupe non reconnu » poursuit Steven Vanhacht.

En réaction, le groupe s’est mis à occuper la voirie et à bloquer la circulation sur la rue Royale, au niveau de l’intersection avec la rue de Louvain, le tout sous la supervision de policiers de la zone de police Bruxelles-Capitale-Ixelles. « C’est une entrave à la circulation, mais elle n’est pas méchante » ironise un policier bruxellois participant à l’action – au lendemain du jugement en appel confirmant la condamnation de 17 syndicalistes de la CGSP pour le blocage d’un axe autoroutier au niveau de Cheratte, en 2015.

Au sein du sit-in, les policiers interrogés marquaient leurs inquiétudes quant aux problématiques susmentionnées. « J’ai 58 ans, j’ai dépassé l’âge théorique de la pension depuis 2 ans », illustrait ce policier lié à un service d’intervention en région liégeoise, insistant sur la pénibilité de son métier. « On a toute la misère du monde sur nos épaules. Et au bout de quelques années, ça laisse des traces. »

Au bout d’une demi-heure, après avoir été sommé de quitter les lieux par les forces d’intervention, le groupe s’est dirigé vers la place Madou, où il a procédé cette fois au blocage de la petite ceinture. Au bout d’une nouvelle demi-heure d’occupation de la voirie, les manifestants ont suivi les appels à la dislocation lancés par Steven Vanhacht. Vers 13 h 30, la voie était dégagée.

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