Accueil Société

Marc Van Ranst sur le nouveau sous-variant: «Vous pourrez le ralentir, mais pas l’arrêter»

Ce nouveau variant a été découvert dans plusieurs pays d’Europe. Plus contagieux que le variant delta, il fait craindre une transmissibilité encore plus forte.

Temps de lecture: 2 min

Iraël a recensé sur son territoire un premier cas d’un sous-variant du delta, qui circule déjà dans plusieurs pays européens. C’est le cas notamment du Royaume-Uni. Le variant AY4.2 est pour l’instant quasi inexistant en dehors de ces deux pays.

En Belgique, le virologue Marc Van Ranst a expliqué dans les colonnes de Het Laatste Nieuws, qu’il ne serait pas surpris qu’un tel variant arrive jusqu’en Belgique. « Ce ne serait pas anormal, c’est quelque chose que les virus font tout le temps », a-t-il expliqué. L’éventualité que ce nouveau variant soit encore plus contagieux est tout à fait possible selon le virologue.

L’émergence de ce nouveau variant malgré la très forte contagiosité du delta (ce dernier a tendance à écarter les nouvelles souches) fait craindre une transmissibilité encore plus forte. Les premières études font état d’une contagiosité supérieure de 10 à 15 % à celle du variant delta. Selon le Financial Times, qui cite François Balloux, directeur de l’institut de génétique de l’UCLouvain, ce sous-variant serait la souche la plus contagieuse depuis le début de la pandémie. « Dans ce variant Delta, vous avez des sous-types de variants qui seront encore plus contagieux en raison d’un changement d’acide aminé. Si tel est le cas, ils finiront par conquérir également le marché. Puis progressivement, ils remplaceront les autres. C’est littéralement la loi du plus fort », explique le virologue.

Toutefois, Marc Van Ranst ne souhaite pas alarmer. « Il ne sert à rien de craindre l’arrivée d’un nouveau variant comme le Delta, car cela arrive tout seul. C’est la chose la plus normale au monde. Les virus qui n’évoluent pas sont voués à disparaître. C’est leur marque de fabrique, qu’ils changent constamment », poursuit-t-il. D’après lui, c’est impossible de maîtriser cela. « Vous pourrez le ralentir, mais pas l’arrêter », a-t-il conclu.

En attendant, le gouvernement britannique indiquait « surveiller de très près » ce nouveau sous-variant.

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

0 Commentaire

Aussi en Société

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

Geeko Voir les articles de Geeko