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Assassinat du président haïtien: un suspect a été arrêté

Au total, 44 personnes ont été arrêtées en relation avec ce crime, dont 18 Colombiens et trois Américains d’origine haïtienne qui vivaient en Floride.

Temps de lecture: 3 min

Un suspect-clé dans l’assassinat du président haïtien Jovenel Moïse a été arrêté en Jamaïque par les autorités américaines et Interpol.

Mario Palacios Palacios, un ancien officier militaire colombien, a en effet été appréhendé à Kingston au début du mois. L’arrestation était restée secrète. Elle a été confirmée par plusieurs sources haïtiennes et jamaïcaines s’adressant au Miami Herald sous couvert d’anonymat.

Selon la police haïtienne, d’anciens soldats colombiens composaient le groupe d’intervention qui a pris d’assaut la résidence privée de Jovenel Moïse au milieu de la nuit du 7 juillet.

En criant que leur présence faisait partie d’une opération de la Drug Enforcement Administration américaine, ils ont accédé à la maison. Le président haïtien a été torturé et abattu de plusieurs balles, tandis que sa femme, Martine, a été grièvement blessée, selon le rapport d’enquête de 122 pages de la police haïtienne. Aucun membre de la sécurité du président n’a été tué ou blessé.

Au total, 44 personnes ont été arrêtées en relation avec ce crime, dont 18 Colombiens et trois Américains d’origine haïtienne qui vivaient en Floride.

Des mandats d’arrêt, y compris des notices rouges d’Interpol autorisant la détention d’une personne à l’échelle internationale, ont été délivrés pour un certain nombre de suspects, dont Palacios, connu sous le nom de « Floro ».

L’intéressé est accusé d’être l’un des principaux exécutants du plan menant à l’assassinat du président, selon le rapport de la police haïtienne obtenu par le Herald.

Palacios est entré en Haïti le 4 juin dernier, d’après l’enquête de police, et faisait partie de l’équipe Delta de quatre membres qui aurait pénétré dans la chambre du président. Deux des membres de l’équipe ont été tués par la police haïtienne.

Le rapport de police décrit les rôles présumés de nombreuses personnes en garde à vue, y compris les mercenaires colombiens qui ont quitté brusquement, quatre jours avant les faits, un hôtel de charme pour s’installer au domicile d’un autre suspect-clé, un trafiquant de drogue condamné. Le document ne résout cependant pas les nombreux mystères qui entourent l’attaque, notamment qui l’a financée et pourquoi.

Le mandat d’arrêt contre Palacios a été émis presque immédiatement après que la police a confirmé qu’elle avait également tué deux mercenaires colombiens. Dans son rapport d’enquête, elle suppose que le fait d’être « le seul Colombien noir de l’équipe » a permis à l’ancien officier militaire de se fondre facilement dans la population, ce qui lui a permis de s’échapper.

Parmi ceux qui sont toujours en fuite figurent un ancien fonctionnaire du gouvernement haïtien de l’unité anti-corruption, Joseph Felix Badio, et un ancien diplomate, Ashkard Pierre, ainsi que Rodolphe Jaar, un trafiquant de drogue condamné.

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