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Agressions sexuelles à Ixelles: le bar El café réagit aux accusations

Ce jeudi, quelques centaines de personnes se sont à nouveau rassemblées au Cimetière d’Ixelles pour manifester contre les violences sexuelles. Plusieurs bars et un serveur en particulier sont visés par les accusations de viol. Un des établissements a réagi.

Temps de lecture: 3 min

Le El Café, un bar à Ixelles, est mis en cause par des accusations de violences sexuelles. Le bar a réagi.

« Nous comprenons et partageons les sentiments de révolte et de colère suscités par les actes d’agressions sexuelles relatés sur les réseaux que nous condamnons fermement. Suite à la nouvelle manifestation qui a eu lieu ce jeudi, nous tenons à rappeler notre soutien total aux victimes. Différentes propositions au bourgmestre ont été faites à notre initiative afin de prévenir ces comportements. Nous sommes actuellement en train de contacter les différentes organisations des manifestations afin de se concerter sur des mesures constructives à mettre en place et ce, dans un climat serein », explique la direction dans un communiqué. « Nous rappelons que l’employé mis en cause a été immédiatement écarté et si ce qui lui est reproché est avéré, nous nous porterons partie civile et espérons qu’une condamnation exemplaire soit appliquée. Nous n’avons jamais été et ne serons jamais complices d’actes de violences faites aux femmes. »

Initiatives analysées

Pour remédier à la situation, le El Café imagine des protèges-verre pour éviter de se faire droguer ou encore des caméras de surveillance derrière le bar, selon La Libre.

Un transfert de barman

Le serveur visé a travaillé au El Café et au Waff : « Là où beaucoup nous ont reproché d’avoir transféré le barman d’un bar à l’autre, ce n’était en rien lié à une volonté de cacher des faits dont nous aurions eu connaissances mais bien en lien avec le fait que l’employé travaillait pour les deux établissements. »

Rappel des faits

C’était un vrai déferlement de témoignages de femmes racontant les agressions sexuelles et les viols liés à deux bars du Cimetière d’Ixelles qui a afflué il y a deux semaines sur les réseaux sociaux. Au travers de récits relayés par plusieurs comptes, dont principalement celui du collectif « Féminisme Libertaire Bruxelles », les victimes expliquent avoir été droguées pendant leurs sorties : « J’ai été retrouvée inconsciente et “débraillée”  », « Je ne savais plus marcher », « Je me suis retrouvée sans force », « Je n’ai que des flashs de la soirée. » Un même mode opératoire semblait se dessiner, selon ces témoignages : un grand nombre d’agressions auraient eu lieu dans deux établissements, le El Café et le Waff, ainsi qu’au domicile des victimes, que l’agresseur aurait alors raccompagnées – au fil des témoignages, d’autres établissements ixellois sont aussi ponctuellement pointés du doigt. Les récits font état de malaise, parlent de « trou noir » ou «  blackout  » après un verre dans l’un des deux bars, et pointent du doigt un employé en particulier, accusé d’avoir usé de substances telles que le GHB – dite « drogue du viol ».

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2 Commentaires

  • Posté par Desmet Marc, vendredi 22 octobre 2021, 18:39

    Sûr que 20€ qui manque dans la caisse le patron le sait!... pour le reste...

  • Posté par Bonisseur de La Bath Adolphe, vendredi 22 octobre 2021, 17:39

    On peut avoir le profil du suspect?

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