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Pour son dernier sommet, Angela Merkel se dit «inquiète» pour l’avenir de l’Union Européenne

La chancelière allemande a averti : « Nous avons surmonté de nombreuses crises, par le respect et les efforts pour trouver des solutions communes, mais nous avons une série de problèmes non résolus. » Elle s’apprête à quitter la scène politique.

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La chancelière allemande Angela Merkel, qui s’apprête à quitter la scène politique, s’est dite « inquiète » vendredi pour l’avenir de l’UE, jugeant que ses successeurs auraient « de grands chantiers » devant eux en matière d’Etat de droit, de migrations et d’économie.

« Je quitte maintenant cette Union européenne dans ma responsabilité de chancelière dans une situation qui m’inquiète », a déclaré Mme Merkel, après ce qui devrait être son dernier sommet européen à Bruxelles. « Nous avons surmonté de nombreuses crises, par le respect et les efforts pour trouver des solutions communes, mais nous avons une série de problèmes non résolus », a-t-elle averti.

Etat de droit

« Les chantiers pour mes successeurs sont grands », a poursuivi la Chancelière, citant « la question de l’Etat de droit, le sujet des migrations et la pression économique » sur l’Europe.

Concernant l’Etat de droit (indépendance de la justice, liberté des médias…), sujet pour lequel la Pologne est actuellement dans le collimateur de l’UE, la chancelière a répété son souhait d’un débat plus apaisé, appelant à plus de compréhension pour l’histoire de cet ancien pays communiste.

« On ne peut pas résoudre les grands différents politiques par le seul biais des procédures juridiques », a-t-elle dit, en visant notamment la menace de plainte du Parlement européen contre la Commission pour la pousser à enclencher un nouveau mécanisme liant le versement de fonds européens au respect de l’Etat de droit.

Nouvelles technologies et intelligence artificielle

En matière de migrations, l’Union européenne est « toujours vulnérable de l’extérieur », a-t-elle estimé, alors que le Bélarus est accusé de faire passer clandestinement des réfugiés via ses frontières, en représailles des sanctions européennes.

Enfin, la chancelière allemande s’est inquiétée pour la compétitivité européenne, en particulier dans les nouvelles technologies comme l’intelligence artificielle. En 2005, le Produit intérieur brut (PIB) de l’Allemagne était légèrement supérieur à celui de la Chine, mais il est désormais au moins quatre fois plus faible, a-t-elle expliqué. « L’Europe n’est pas le continent le plus innovant. Et dans ce domaine, nous avons beaucoup à faire », a-t-elle dit.

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