Accueil Société

Non-lieu en faveur des Témoins de Jéhovah poursuivis pour non-dénonciation d’abus sexuels

D’anciens membres de la congrégation affirmaient avoir été victimes d’abus. Faute de preuves suffisantes, la chambre du conseil de Bruxelles a conclu à un non-lieu.

Journaliste au service Société Temps de lecture: 2 min

Après trois ans d’enquête, la chambre du conseil de Bruxelles a prononcé un non-lieu en faveur de l’ASBL des Témoins de Jéhovah, dans le cadre d’une enquête pour non-dénonciation d’abus sexuels. En 2018, le parquet fédéral avait ouvert une enquête après que plusieurs anciens membres des Témoins de Jéhovah eurent dénoncé avoir été victimes d’abus sexuels au sein de cette communauté. Ils avaient parlé de la tenue de prétendus procès en interne, généralement favorables aux auteurs présumés.

« Un non-lieu a en effet été prononcé », a expliqué le parquet fédéral. « Pour rappel, l’enquête portait sur la non-divulgation organisée des faits d’abus sexuels par les Témoins de Jéhovah. Il se peut qu’il y ait eu des faits, mais, le cas échéant, cela s’est déroulé dans la sphère intra-familiale. Ces faits ne peuvent donc pas être imputés à l’association des Témoins de Jéhovah. »

« L’enquête pénale avait été ouverte suite à des allégations diffusées dans les médias par le Ciaosn (Centre d’information et d’avis sur les organisations sectaires nuisibles, NDLR), selon lesquelles les Témoins de Jéhovah ne signaleraient pas à la police les accusations d’abus sexuels sur enfants, (…) la chambre du conseil a conclu que les déclarations unilatérales du Ciaosn étaient non étayées par tout autre élément d’enquête », a réagi la congrégation chrétienne des Témoins de Jéhovah.

Invité à réagir, le Ciaosn ne souhaite pas commenter une décision de justice mais assure que « l’identité de toutes les personnes qui ont témoigné est fermement protégée » dans le cas où la congrégation chercherait à les identifier. Parallèlement à cette action, le 18 juin dernier, la Congrégation des Témoins de Jéhovah de Belgique a lancé une action civile en diffamation contre la Justice belge, responsable du Ciaosn. Une première audience est fixée au 5 mai 2022. Relevons cependant que l’ordonnance de la chambre du conseil ne met pas en doute la qualité des témoins mais soulève un manque de preuves.

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

3 Commentaires

  • Posté par Surmont Willy, samedi 23 octobre 2021, 9:47

    Voilà une fois de plus une forme de justice qui nous révolte! Les faits sont pourtant suffisamment avérés! Et cette "justice" s'étonne qu'elle est de plus en plus décriée! Honte à nous de la laisser faire de telles ignominies!

  • Posté par Noelb Renzo, samedi 23 octobre 2021, 8:48

    Quoi ? Il y a du sexe dans les sectes ? Oh non. Pas de témoins chez les témoins ? Oh non. On est retombé en Absurdie. Humains, retrouvez votre boussole sinon vous allez errer, errer, errer,...

  • Posté par Usual Suspect, vendredi 22 octobre 2021, 23:45

    Témoins mais pas témoins ?!? Je ne comprend plus rien :-)

Aussi en Société

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

Geeko Voir les articles de Geeko