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Royaume-Uni: une vague de piqûres pour droguer des étudiantes en discothèques

Après du GHB dans les boissons, les piqûres : une vague de témoignages d’étudiantes droguées à leur insu par des injections en boîte de nuit inquiète au Royaume-Uni, où la police a été saisie de plus de 100 cas et a procédé à de premières arrestations.

Temps de lecture: 3 min

La police britannique a annoncé vendredi avoir arrêté trois hommes soupçonnés d’avoir tenté d’administrer par aiguilles des substances illicites à des jeunes, après une vague de témoignages d’étudiantes affirmant avoir été droguées par ce moyen en boîte de nuit.

Cela fait des années qu’est connue la pratique qui consiste à introduire des drogues dans la boisson d’une victime. Mais ces derniers jours, de nombreuses jeunes femmes et quelques jeunes hommes ont dénoncé des agressions dans des bars ou boîtes de nuit à l’aide d’aiguilles hypodermiques, provoquant l’effroi au Royaume-Uni.

La police de Nottinghamshire, dans le nord de l’Angleterre, a annoncé qu’elle avait arrêté deux hommes dans le cadre de son enquête sur les incidents de « piqûres » survenus dans la ville.

« Avec l’intention de nuire ou de blesser »

Les jeunes gens, âgés de 18 et 19 ans, sont soupçonnés d’avoir planifié de droguer des personnes « avec l’intention de leur nuire, de les importuner ou de les blesser », ont indiqué les forces de l’ordre, précisant avoir reçu depuis septembre 12 plaintes pour « piqûres présumées avec un objet pointu » en boîte de nuit.

Dans la région voisine du Lincolnshire, la police a arrêté tôt dans la matinée un homme de 35 ans, soupçonné de posséder des drogues avec l’intention de les administrer, après avoir reçu l’aide du personnel d’une boîte de nuit.

Se réveiller avec des souvenirs flous

Les témoignages se sont multipliés après que deux étudiantes de l’Université de Nottingham ont pris la parole dans les médias britanniques, affichant leurs marques d’aiguilles et leurs ecchymoses sur la peau.

Zara Owen, étudiante en première année, avait expliqué s’être réveillée après une soirée avec des souvenirs flous et une douleur aiguë dans la jambe, où elle avait repéré une piqûre.

Sarah Buckle, en deuxième année, avait elle été emmenée à l’hôpital par ses amis après s’être brusquement effondrée lors d’une sortie nocturne. Elle a ensuite découvert sur sa main une ecchymose avec une marque sombre au centre, qu’elle a montrée à la chaîne télévisée Channel 4 News.

La police britannique a déclaré enquêter sur des dizaines d’attaques similaires, alors que les étudiants préparent une série de boycotts de certaines discothèques et bars, demandant un renforcement de la sécurité à l’entrée et une meilleure protection.

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1 Commentaire

  • Posté par Surmont Willy, samedi 23 octobre 2021, 9:43

    Un des rares cas pour laquelle les abuseurs et leurs comparses devraient subir la peine de mort! Ces gens sont réellement ce qu'on peut appeler des "nuisibles"!

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