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Comité de concertation: quelles sont les mesures envisagées?

Port du masque, utilisation renforcée du Covid Safe Ticket... plusieurs mesures sont sur la table du Codeco pour faire face à la recrudescende de cas.

Temps de lecture: 3 min

Un comité de concertation rassemblant les principaux ministres du gouvernement fédéral et les représentants des entités fédérées se tiendra ce mardi après-midi, vers 16h30, pour examiner la situation sanitaire et « décider des mesures nécessaires » pour faire face à une recrudescence de la pandémie liée au coronavirus. La réunion, qui aura lieu en virtuel, sera suivie d’une conférence de presse.

Le vice-Premier ministre PS Pierre-Yves Dermagne a évoqué ce week-end une « regénéralisation » des mesures qui avaient été maintenues en Wallonie et à Bruxelles , mais pas en Flandre – comme le port du masque ou le recours accru au Covid Safe Ticket.

Les chiffres en hausse

Cette réunion du Codeco, initialement prévue vendredi, a été avancée pour des raisons d’agenda, selon le cabinet du Premier ministre Alexander De Croo, à l’initiative de ce changement.

Le Premier ministre souhaite « envisager une approche prudente, au cours des prochaines semaines et des prochains mois ». L’objectif est de « décider des mesures nécessaires », selon l’entourage de M. De Croo, alors que les indicateurs de la pandémie causée par le coronavirus s’emballent à nouveau en Belgique.

Les derniers chiffres, publiés samedi par l’institut de santé publique Sciensano, indiquent un franchissement du seuil de 250 patients atteints du Covid-19 hospitalisés en soins intensifs et plus de 100 admissions quotidiennes en hôpital. La barre des 4.000 contaminations quotidiennes a également été franchie, en dépit d’un taux de vaccination partielle de la population de 75 %. Plus de 8,5 millions de Belges ont en outre été entièrement vaccinés.

Plusieurs mesures sur la table

Le ministre de la Santé publique, Frank Vandenbroucke (Vooruit), avait appelé la semaine dernière les Belges à se préparer à affronter une quatrième vague de la pandémie.

Lors du comité de concertation, il devrait être question d’élargir l’exigence du port du masque buccal à l’intérieur – notamment dans les magasins – ainsi que l’application du Covid Safe Ticket (CST), d’encourager la poursuite du télétravail et de maintenir la phase fédérale de la gestion de la crise sanitaire.

Selon nos informations, les Bruxellois souhaitent imposer le port du masque même dans les lieux où l’on demande le pass sanitaire. Seraient visés la culture et les grands événements, pas l’horeca et les sports.

Côté wallon, on estime que les obligations actuelles de port du masque, et l’instauration du Covid Safe Ticket le premier novembre suffisent face à la recrudescence des chiffres.

Le ministre-président flamand, Jan Jambon, qui se trouve à Dubaï pour l’exposition universelle, adaptera son programme mardi afin de pouvoir assister à la réunion en videoconférence.

« Il semble qu’une obligation plus large de port de masque (en Flandre, ndlr, où elle a été abrogée le 1er octobre) soit négociable, certainement dans les communes où les foyers de contamination sont nombreux », a-t-il fait savoir. Jambon (N-VA) semble moins enthousiaste quant à une éventuelle extension du Covid Safe Ticket (en Flandre). « L’utilisation généralisée du CST pose toujours question, car elle n’apporterait pas de réponse au nombre croissant de contaminations », a-t-il ajouté.

En radio ce mardi matin, Pierre-Yves Jeholet évoquait la date du 29 octobre pour une prochaine entrée en vigueur de certaines mesures. « Ces mesures prises en urgence sont d’abord là pour rappeler qu’on ne va pas fermer. Il n’est pas question de prendre de mesures de restrictions d’activités aujourd’hui. » Il ajoute qu’il n’est pas question à ce stage de prolonger les congés de Toussaint, même de deux jours : « On l’avait fait l’année dernière, et cela n’avait pas du tout porté ses fruits. » Il ne privilégie pas non plus l’enseignement hybride, au contraire.

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7 Commentaires

  • Posté par Lemire Arnaud, mardi 26 octobre 2021, 11:10

    Mais le CST n'apporte AUCUNE solution. Il s'agit simplement d'une incitation forte à la vaccination, mais il peut même être contre-productif, car il donne un sentiment d'invulnérabilité. La vaccination, n'empêchant pas d'être infecté ni de transmettre le covid, il ne s'agit donc "que" d'une protection individuelle (ce qui est déjà beaucoup). Mais l'imposer indirectement à des ados (par exemple) qui présentent un risque infime de complications, n'a probablement pas beaucoup de sens. Poursuivre sur cette voie n'a pas de sens, d'autant que ce CST pose de gros problèmes sur le plan démocratique.

  • Posté par Lemire Arnaud, mercredi 27 octobre 2021, 15:25

    Le CST pose un souci, car il donne un faux sentiment de sécurité. Vous êtes sans doute moins exposé à côté d'un non-vacciné masqué potentiellement positif qu'à côté d'un vacciné non-masqué potentiellement positif. Et qu'on le veuille ou non, le CST ouvre une brèche dans le secret médical et la protection des données. Il suffit de voir le pouvoir que la Belgique a donné à Frank Robben pour comprendre que ces questions passent loin au-dessus de la tête de notre gouvernement et pour s'en inquiéter. Et disposer du CST ne m'empêche pas de rechigner à l'utiliser, à ne pas aimer l'usage qui en est fait et qui pourrait en être fait à l'avenir. L'urgence s'estompera, le contrôle, c'est moins sûr. Le risque Covid est en effet parti pour durer.

  • Posté par MAESEN Jean-Luc, mercredi 27 octobre 2021, 9:32

    Le CST n'est certes pas une mesure de protection "parfaite", mais il apporte malgré tout un certain niveau de protection supplémentaire (toujours bon à prendre) ; d'une part car si la vaccination "n'empêche pas TOTALEMENT d'être infecté et de transmettre le virus", elle diminue tout de même de manière non négligeable les probabilités correspondantes, y compris au niveau de la durée d'infectiosité qui diminue fortement ; et d'autre part, elle impose aux non-vaccinés/non-guéris "récents", d'effectuer des tests réguliers de détection du virus, ce qui améliore encore la "sécurité globale". Quant aux "gros problèmes sur le plan démocratique", c'est clairement une pure et simple exagération sans nom... Et si la mesure arrive à "convaincre" ne serait-ce que certains parmi les <réticents au vaccin> à passer le cap, c'est aussi "bon à prendre". Pour les autres ("intégristes anti-vax", "anti-tout systémiques", et "fanatiques de MA liberté individuelle toute puissante"), c'est évidemment peine perdue ; et même une obligation vaccinale ne les ferait d'ailleurs (probablement) pas changer d'avis...

  • Posté par Lemire Arnaud, mardi 26 octobre 2021, 15:33

    Vous maniez parfaitement l'insulte, bravo. Ce CST pose bien entendu des problèmes démocratiques. Aujourd'hui vous pouvez exercer des activités sans mesure de distanciation alors que le CST ne signifie pas que vous ne pouvez pas transmettre la maladie. C'est donc un non-sens au point de vue épidémiologique. Le port du masque pour les vaccinés et les non-vaccinés serait plus efficace à ce niveau. Mais nos responsables ont vendu la vaccination comme la clé vers la liberté, ce qu'elle n'est sans doute pas tout à fait. Je suis moi-même vacciné, donc je ne fais pas un plaidoyer contre la vaccination, loin de là. Mais les décisions politiques prises sont parfois (souvent) illogiques, voire inefficaces. Ne peut-on pas remettre cela en cause ? Ensuite, quand voyez-vous arriver la fin du CST ? Les scientifiques s'accordent à dire que le virus restera présent.

  • Posté par Raspe Eric, mardi 26 octobre 2021, 13:36

    Le CST est avant tout un outil pour vivre avec le virus et pour faire en sorte que CHACUN prenne ses responsabilités, le revers de la médaille liberté. Pour les ados, ils propagent le virus. C'est établi. Ils répondent aussi mieux à la vaccination. Les vacciner évite qu'ils perdent des heures de cours et qu'ils contaminent les plus âgés. On paye maintenant les tergiversations relatives à la vaccination des plus jeunes voire l'obstruction d'un partie des toutologues de votre accabit. Le CST ne pose aucun problème sur le plan démocratique puisque ce qui en advient dépend du choix personnel porté librement par chacun. Ce qui EST un déficit démocratique, c'est d'imposer aux autres les conséquences de ses choix sans qu'ils le sachent et qu'ils ne puissent rien y faire. Comme quand un non vacciné contaminé transmet le virus à d'autres. Vous devriez avoir honte.

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