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Comité de concertation: le port du masque et le CST généralisé sur tout le territoire

Après la conférence de presse du comité de concertation de ce mardi soir, un nouveau socle de mesures sera d’application sur l’ensemble du territoire belge à partir de vendredi.

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Le Premier ministre, les principaux ministres du gouvernement fédéral et les ministres-présidents des entités fédérées ont décidé mardi lors d’un comité de concertation virtuel de renforcer les mesures de lutte contre propagation du coronavirus (Covid-19). Un socle de mesures sera d’application sur l’ensemble du territoire belge à partir de vendredi.

Trois mesures concrètes ont ainsi été prises. A partir de vendredi (29 octobre), le port du masque sera obligatoire dans les espaces publics intérieurs de l’ensemble du pays. « C’est un moyen utile et efficace » de lutter contre le virus, a commenté le Premier ministre Alexander De Croo en conférence de presse. Il s’appliquera aussi au personnel dans l’horeca et dans les salles de fitness, y compris en Flandre où ce n’était plus le cas. Dans le détail, l’obligation du port du masque fait son retour dans tous les magasins et centres commerciaux, les établissements de soins, les zones accessibles au public dans les entreprises, les bâtiments publics, les bâtiments judiciaires, les établissements couverts destinés à des activités culturelles, festives, sportives et récréatives, y compris les théâtres, les salles de concert, les cinémas, les musées, les parcs d’attractions intérieurs. Le masque sera aussi obligatoire dans les bibliothèques, ludothèques et médiathèques ainsi que dans tous les lieux de culte du pays. Le port du masque n’est cependant pas obligatoire dans les endroits où le Covid Safe Ticket est utilisé.

Le Covid Safe Ticket sera lui obligatoire dans tout le pays lorsqu’on ira au restaurant et au fitness, et ce dès le 1er novembre en Flandre et en Wallonie. Le dispositif est déjà d’application à Bruxelles. Le comité de concertation a en outre établi un socle fédéral : le seuil d’utilisation du CST a été fixé dès vendredi à 200 personnes lors d’un événement à l’intérieur et à 400 personnes à l’extérieur. Ce socle fédéral est toutefois moins strict que celui établi en Wallonie (à partir du 1er novembre) et à Bruxelles (déjà en vigueur). Celui-ci y est de 50 personnes à l’intérieur et 200 à l’extérieur. Le CST reste d’application dans les discothèques et les night-clubs.

Enfin, le télétravail est à nouveau fortement recommandé lorsque cela est possible.

Outre ces trois mesures, le comité de concertation a décidé de maintenir les centres de test ouverts pendant la période hivernale, afin d’éviter de surcharger les médecins généralistes. En ce qui concerne la vaccination, la troisième dose pour les plus de 65 ans a été confirmée. Le Comité de concertation a en outre demandé aux ministres de la Santé d’organiser l’administration de cette dose de rappel pour toute la population, dès que la nécessité de cette troisième dose sera scientifiquement prouvée.

« On voit que le virus a beaucoup plus de difficultés de faire des dégâts car beaucoup plus de gens sont vaccinés, 8,5 millions de Belges. Si on n’avait pas eu les vaccins, nous serions confrontés à une situation de catastrophe absolue », a commenté Alexander De Croo, rappelant que la vaccination protège à 90 % contre les formes graves de la maladie et à 70 % contre une contamination.

La conférence interministérielle (CIM) santé se réunit demain/mercredi au sujet de cette troisième dose de vaccin.

Enfin, « le gouvernement fédéral utilisera la loi pandémie », a confirmé le Premier ministre. « Le comité de concertation prend acte de la décision du gouvernement fédéral de déclarer la situation d’urgence épidémique pour une durée maximale de trois mois, et approuve cette décision », a-t-il expliqué. « Nous aurons ainsi un socle juridique stable qui nous permettra de débattre au Parlement des mesures prises » et d’en améliorer la qualité, a ajouté le Premier ministre. Ce débat pourra se tenir à la Chambre après la publication au Moniteur belge de l’arrêté royal déclarant la situation d’urgence épidémique.

La loi pandémie, longuement discutée à la Chambre et dont le projet avait fait l’objet de quatre renvois au Conseil d’État, donne au gouvernement fédéral la possibilité de déclarer une situation d’urgence épidémique pour une durée de maximum trois mois, par un arrêté délibéré en Conseil des ministres. Chaque arrêté royal déclarant ou prolongeant cette situation prend effet immédiatement, mais doit être confirmé par la Chambre dans un délai de quinze jours. À défaut de confirmation, l’arrêté royal devient caduc. Dès la situation d’urgence déclarée, le gouvernement peut adopter, dans un deuxième arrêté délibéré en Conseil des ministres, les mesures de police administrative nécessaires « en vue de prévenir ou de limiter les conséquences de la situation d’urgence épidémique pour la santé publique. » Lorsque les circonstances locales l’exigent, les gouverneurs et bourgmestres pourront prendre des mesures renforcées.

Ce comité de concertation s’est déroulé par vidéoconférence, en l’absence physique des ministres-présidents flamand Jan Jambon, bruxellois Rudi Vervoort et germanophone Oliver Paasch.

Le ministre-président wallon Elio Di Rupo a salué l’harmonisation des règles sanitaires entre les différentes entités du pays, parlant d’une « cohérence que beaucoup de monde souhaitait ».

Le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles Pierre-Yves Jeholet a quant à lui appelé à une « certaine prudence et une certaine vigilance. Nous ne sommes pas encore totalement au bout de cette crise. C’est important de reprendre quelques mesures que l’on a peut-être abandonnées un peu vite. »

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