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Préavis de grève au sein de la police fédérale, après des espoirs douchés de revalorisation salariale

A l’issue d’une nouvelle réunion avec le cabinet Verlinden, les syndicats policiers, unis en front commun, ont claqué la porte. Des actions sont à prévoir, disent-ils.

Journaliste au service Société Temps de lecture: 2 min

A la suite d’une rencontre tenue ce mercredi avec un représentant du cabinet de la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden (CD&V), le front commun des 4 syndicats représentatifs au sein de la police (CGSP, SLFP, CSC Services Publics et SNPS) a annoncé le dépôt d’un préavis de grève jusqu’au 1e décembre, ou plutôt, la réactivation d’un précédent préavis qui avait été temporairement gelé.

Les raisons de la discorde ? Les syndicats réclament de longue date une revalorisation de la fonction de policier. A l’issue de discussions tenues avec la ministre au printemps, ils estimaient avoir obtenu des engagements allant dans ce sens, la question du financement de cette revalorisation restant cependant en suspens. « Depuis lors, nous étions informés que la ministre cherchait les moyens budgétaires qui lui manquaient, et que des manœuvres en coulisse visaient à faire porter une grosse partie du poids aux zones de police » rappellent-ils de concert, par voie de communiqué. Toutefois, le dernier conclave budgétaire est visiblement venu tuer dans l’œuf ces espoirs. Et l’annonce faite en ce milieu de semaine est mal passée. « Alors qu’on avait de fortes attentes, la réponse, finalement, c’est que ce sera “zéro”. Pas de revalorisation salariale » nous explique Eddy Quaino, permanent CGSP-Police en Wallonie. « Et on nous dit de surcroît que la fameuse Napap, le régime d’aménagement des fins de carrières, sera garantie pour 2022 mais a fait l’objet d’une notification lors du conclave budgétaire pour qu’elle soit mis en extinction. Donc, aujourd’hui, on claque la porte avec cette ministre qui oublie de mettre son personnel en avant. » Plus largement, les craintes sur l’évolution des budgets dévolus à la police est plus que sensible. « On a prévu des financement sur des thématiques particulières, comme la cybersécurité et la technologie, mais derrière il y a des hommes et des femmes, qui sont oubliés »

La police fédérale, puis la locale

Pour l’heure, le préavis ne vaut que pour la police fédérale. « Pourquoi ? » explique Vincent Gilles, président du SLFP Police. « C’est purement technique, et lié au fait que pour la police local, on doit communiquer à chaque président de collège », ce qui nécessite un certain temps. Mais dans un second temps, il est fort probable que l’ensemble de la police intégrée participe à des actions, menacent les syndicats.

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