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«Moi, je prends la blanche»

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Tu connaissais Abdinur ? Abdinur est mort. » Les yeux flous de William cherchent ceux de la jeune femme qu’il vient d’aborder. Elle connaissait Abdi. Un Somali, comme William. « C’était un jeune garçon. Un bon garçon », il poursuit. Du genre attachant, immature et abimé – ça, c’est une proche qui le racontera. Du genre alcoolique, tendance toxicomane aussi. Les bénévoles d’Underground passent plusieurs fois par semaine, la nuit, visiter les migrants de la place Liedts, un des points de fixation d’hommes et de garçons qui ne sont plus en transit, plus vraiment en errance non plus, plutôt cloués dans le quartier par les pilules, la drogue dure et l’alcool. William n’a pas fermé l’œil depuis quatre jours. « C’est parce que je n’ai pas d’endroit où dormir. Mais de toute façon, même si c’était le cas, je ne sais pas si j’irai dormir. Parce que je réfléchis trop. Je préfère être éveillé et survivre. Moi, je prends la blanche. La cocaïne. Moi, je vous dis la vérité. Je bois la bière, je bois l’alcool fort.

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