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Les ex-détenus de Forest : « Quand le soleil tape, on n’en peut plus, serrés à trois dans 9 m2 »

Les conditions de détention dans la prison de Forest – la pire de Belgique ? – sont très difficiles. Et c’est pire les jours de grève. Trois ex-détenus racontent le quotidien dans cette maison d’arrêt.

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Journaliste au service Société Temps de lecture: 7 min

Son bras gauche est largement couvert de cicatrices. Des marques anciennes, en forme de lettres, entre le coude et l’épaule. Et des scarifications récentes, au niveau de l’avant-bras. Après explication, on comprend que ces dernières sont de mutilations qui datent de la semaine dernière. Karim s’est volontairement ouvert le bras lorsqu’il était encore maintenu en préventive à la prison de Forest. « J’ai pris une lame de rasoir et j’ai dit aux gardiens que je ne pouvais plus patienter. Ils disent tous les jours que la grève sera finie le lendemain et qu’on pourra téléphoner à ce moment-là. Mais ce n’est pas le cas. Des promesses, des promesses… Pour obtenir quelque chose à Forest, il faut être agressif, dans le rapport de force. Si on ne peut pas téléphoner, il faut menacer de tout casser, et après on peut passer un coup de fil », raconte Karim depuis son appartement bruxellois. Il est rentré chez lui en début de semaine, après avoir été exceptionnellement libéré par une juge d’instruction.

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