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Lufthansa réalise un bénéfice trimestriel, une première depuis le début de la pandémie

Le premier groupe européen du transport aérien Lufthansa a réalisé au troisième trimestre son premier bénéfice opérationnel depuis le début de la pandémie et prévoit de "diviser par deux" la perte annuelle comparée à 2020 grâce à la nette reprise du trafic aérien, a-t-il annoncé mercredi.
Temps de lecture: 2 min

La compagnie a vu son chiffre d'affaires presque doubler sur un an et a réalisé un maigre bénéfice d'exploitation (EBIT) ajusté de 17 millions d'euros entre juillet et septembre, comparé à une perte de 1,3 milliard sur cette même période en 2020.

En net, la maison mère de Brussels Airlines affiche toujours une perte, de 72 millions d'euros.

Sur l'ensemble de l'année 2020, l'EBIT ajusté avait plongé à -5,5 milliards d'euros, une perte record pour l'entreprise, au moment où le Covid-19 a entrainé l'arrêt quasi-total des liaisons aériennes.

Avec le retour dans le vert, "nous avons atteint une étape importante sur notre chemin de sortie de crise", s'est félicité le patron, Carsten Spohr.

Désormais, les réservations "progressent nettement" et atteignent 80% du niveau d'avant-crise, après "une forte hausse de la demande" déjà cet été, selon un communiqué du groupe, qui a récemment remboursé la majeure partie des aides publiques obtenues l'année passée pour assurer sa survie.

Le nombre de passagers s'est établi le trimestre dernier à 46% du niveau d'avant-crise.

Tiré par la saison estivale, les capacités -- représentant le nombre de sièges ouverts à la réservation en fonction de la demande attendue -- ont atteint 50% comparé à la normale précédant la pandémie.

Cet indicateur phare doit progresser à 60% au quatrième trimestre et atteindre 40% sur l'ensemble de l'année 2021 avant de monter à 70% pour 2022.

Sur le plan social, Lufthansa a supprimé plus de 30.000 postes dans le monde, sur 140.000 dans le cadre d'une vaste restructuration visant à économiser 3,5 milliards d'euros par an dès 2024. Environ 2,5 milliards sont déjà réalisés et 3.000 emplois restent à couper en Allemagne, précise l'entreprise.

La restructuration a coûté 520 millions d'euros sur les neufs premiers mois de l'année

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