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Le salarié viré financera en partie sa formation

La mesure est revenue sur la table lors du récent conclave budgétaire. Elle concerne les travailleurs dont le préavis excède 30 semaines.

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Journaliste au service Politique Temps de lecture: 4 min

Le nom est barbare : 39 Ter. Soit l’article de la loi du contrat de travail du 3 juillet 1978. Il incarne surtout un grief de la FGTB à l’encontre du PS et en particulier de son ministre fédéral du Travail Pierre-Yves Dermagne (Le Soir du 2 novembre). Car ce dossier que le banc syndical était parvenu à geler sous la suédoise, est revenu sur la table lors du conclave budgétaire d’octobre. Et il semble en mesure, cette fois, de se concrétiser.

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5 Commentaires

  • Posté par Moreau Michel, samedi 6 novembre 2021, 11:32

    Bonne synthèse, M. Lorent. Dans sa mission désormais centrale de lubrifiant (facilitant le démantèlement progressif des services publics au profit du secteur privé) et de camouflage des avancées du grand patronat (pour qui les travailleurs ne sont qu'une source de profits comme une autre, et nullement des 'parties prenantes'), le PS propose classiquement son approche 'soins palliatifs' : aujourd'hui on arrête le traitement (on casse donc l'essentiel, le fait que l'indemnité de préavis est une indemnité compensant la rupture unilatérale d'un contrat), mais en initialisant la sédation narcotique (pas d'impact financier direct sur le travailleur, juste quelques obligations nouvelles d'apparence positive : pose d'un nouveau cathéter d'alignement sur les 'besoins' des patrons). Gains : dès demain encore plus de pognon pour les 'aligneurs/adaptateurs' privés, et surtout installation d'un algorithme de découpage de l'indemnité de rupture qui officialise son changement de nature... Après-demain, il suffira de modifier l'un ou l'autre paramètre pour élargir la ponction, ou prélever dans le net, etc... permettant à l'employeur d'assécher encore plus les services collectifs. Une alternative beaucoup plus simple n'aurait-elle pas été de ne PAS dynamiter le caractère intégralement dû de l'indemnité de rupture, mais d'en attribuer la totalité brute à la partie lésée (quitte à ce qu'elle s’acquitte des taxes et cotisations afférentes) ? Certes ça n'aurait pas pavé les avenues néolibérales, mais on aurait pu retrouver un petit peu de ce que signifiait jadis 'socialiste' ! Alors que là, il ne reste qu'à admirer ce merveilleux instrument néolibéral qui défigure l'idée-même de 'gauche'...

  • Posté par Legarou Marcel, vendredi 5 novembre 2021, 16:48

    Pour info un travailleur licencié aujourd’hui perd un plein mois d’indemnité brute qui est soustrait de son préavis pour payer son outplacement sans que la durée de son préavis soit raccourcie et ce quelque soit son âge et ses parfois très minces chances de retrouver un emploi correctement rémunéré

  • Posté par Raspe Eric, vendredi 5 novembre 2021, 13:56

    Par contre les bénéfices des entreprises qui omettent de former leurs travailleurs âgés et les virent pour encore faire plus de bénéfices, ceux-là pas touche, sacré!

  • Posté par NICODEME CLAUDE, vendredi 5 novembre 2021, 14:58

    Maintenant, le titre est encore trompeur et le corps de l'article explique que l'employé ne perdrait rien en net et que seules les cotisations sociales (et pour 1/3 seulement) financerait ce plan de formation. Auquel cas, l'employé serait "gagnant" puisqu'avant ce 1/3 des cotisations tombaient dans le pot commun alors qu'elles lui seraient désormais réservées. Attendons

  • Posté par NICODEME CLAUDE, vendredi 5 novembre 2021, 14:30

    Entièrement de votre avis Mr Raspe, même si je pense que cela ne touche pas que les "travailleurs âgés". Il est clair que si les employés/ouvriers étaient formés de manière continue, comme le prétendent d'ailleurs tous les HR des entreprises (certainement à partir d'une certaine taille), cette mesure n'aurait aucune raison d'être même imaginée. Mais il sera difficile d'accuser ces entreprises, car des programmes de formations, elles en présentent toutes et l'employé peut "prendre le temps" de les suivre...toujours pour autant que cette formation soit "directement utile" :-) C'est donc quelque part toujours de la faute... de l'employé , si....

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