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Paiement électronique obligatoire dans les commerces: le ministre des Finances planche sur une aide

Dès juillet prochain, tous les commerçants devront proposer un moyen de paiement électronique. Le ministre fédéral des Finances planche sur un coup de pouce fiscal pour faire passer la mesure qui fait grincer certaines dents.

Journaliste au service Economie Temps de lecture: 2 min

Tous les commerces devront proposer à leurs clients au moins un moyen de paiement électronique à partir du 1er juillet 2022, a annoncé ce jeudi le ministre fédéral des Finances, Vincent Van Peteghem (CD&V).

La mesure était dans l’air. Le ministre l’avait inscrite dans son plan de lutte contre la fraude, expliquant qu’il espérait créer un effet comparable à celui de l’introduction de la caisse intelligente dans l’horeca.

Il a reçu vendredi passé le feu vert du gouvernement fédéral, qui a inclus cette mesure dans le projet de loi-programme pour 2022.

Précisons qu’il ne s’agit pas d’imposer à tous les commerçants la location d’un terminal Bancontact. Ils seront libres de proposer le mode de paiement électronique qu’ils veulent ; et le paiement en espèces demeurera toujours possible.

Il n’empêche : lorsque le ministre des Finances avait dévoilé son intention en juin dernier, la réaction de nombreux petits commerçants n’avait pas été très favorable – ceux-ci dénonçant les coûts supplémentaires qu’une telle obligation leur ferait supporter.

Un coup de pouce fiscal

Le ministre étudie la possibilité d’offrir un coup de pouce fiscal aux commerçants concernés, nous a précisé ce jeudi sa porte-parole.

Celle-ci a toutefois refusé de confirmer les informations de nos confrères de L’Echo selon lesquelles Vincent Van Peteghem aurait souhaité débloquer, pour ce faire, un budget de 14 millions d’euros.

« L’Union des classes moyennes (UCM) est favorable au développement des moyens de paiement électronique ; il faut coller aux nouvelles habitudes de consommation, en particulier de la clientèle plus jeune », explique la porte-parole. Qui tient toutefois à préciser : « Nous ne souhaitons pas pour autant la disparition du cash. ».

« Nous ne voulions pas que l’on impose le terminal Bancontact. Et nous demandions que les commerçants soient libres de choisir des solutions plus légères, et généralement moins coûteuses pour eux en termes d’abonnements ou de commission, comme Apple Pay ou Payconiq », poursuit-elle.

Mais l’UCM compte bien sur un incitant fiscal. « Nous avons été sollicités deux fois par le cabinet de Vincent Van Peteghem. Nous demandons que le commerçant puisse bénéficier, ou bien de la déduction temporaire existante de 125 % pour la location d’un terminal Bancontat, ou bien, s’il choisit une solution plus légère, d’une déduction de 120 % sur les commissions qui seront à sa charge et, le cas échéant, sur la location éventuelle d’un terminal », précise la porte-parole de l’UCM.

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3 Commentaires

  • Posté par Lambotte Serge, mardi 9 novembre 2021, 15:31

    Il n'y en a plus que pour les banques!

  • Posté par Joinneau Freddy, vendredi 5 novembre 2021, 17:49

    c'est une première étape avant la fin du cash et ensuite frais sans fin pour les opérations bancaires

  • Posté par Drumberg Benoit, vendredi 5 novembre 2021, 8:45

    L'assistanat aux indépendants n'aura plus de fin !

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