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Transat Jacques Vabre: vent de folie sur la course au large

Un vent de folie souffle sur la course au large depuis le dernier Vendée Globe. Dimanche au Havre, 79 bateaux et 158 marins s’élanceront à l’assaut de la Transat Jacques Vabre. Parmi eux, deux Belges.

Temps de lecture: 4 min

La voile a le vent en poupe ! Et pour s’en convaincre, il suffit de parcourir la liste des… 79 bateaux et 158 skippers engagés au départ de la Transat Jacques Vabre qui s’élanceront dimanche du Havre en direction de La Martinique. Le succès médiatique du récent Vendée Globe mué en bulle d’oxygène pour tous ceux restés à quai, médusés par le covid, explique en grande partie ce succès inégalé pour une épreuve qui en sera à sa quinzième édition, et qui avait réuni 20 bateaux de moins en 2019…

Denis Van Weynbergh : « Objectif Vendée Globe »

« Nos sponsors ont eu un énorme retour sur investissement, si bien que la machine s’est emballée », constate avec enthousiasme Yannick Bestaven, victorieux du dernier Vendée Globe, et qui comptera parmi les favoris d’une catégorie Imoca riche de 22 concurrents, du jamais vu dans la foulée de la célèbre circumnavigation en solitaire – 13 Imoca avaient pris le départ en 2016, dans la foulée du précédent Vendée Globe. Parmi cette impressionnante flotte, on suivra attentivement Denis Van Weynbergh. Associé à Tanguy Le Turquais, le Bruxellois qui avait dû renoncer à la Route du Rhum et au Vendée Globe par manque de moyens, voit dans cette participation le lancement de sa campagne qui aura pour finalité d’être aux Sables d’Olonne en 2024. « Désormais soutenu par un premier gros sponsor – Les Laboratoires de Biarritz – et encouragé par un crowdfunding qui a rencontré un joli succès, cette transat en double lance véritablement ma campagne qui doit me permettre de me qualifier pour le prochain Vendée Globe », affirme-t-il.

« D’habitude, c’est pour la Route du Rhum (NDLR : programmée dans un an) que les Imoca ressortent. Mais maintenant, si tu n’es pas là 3 ans avant le prochain Vendée, tu es déjà en retard, voire même dans le doute pour y avoir ta place ! On a vraiment changé le monde. La bulle va-t-elle finir par exploser ? », interroge Christophe Pratt, co-skipper de Jérémie Beyou.

Gerckens vise le top 10 en Class’40

La question ne hante pas (encore) les concurrents, tous impatients d’en découdre, et également heureux de la diversité que l’on constatera dimanche sur la ligne de départ. Car cette transat en double marquera aussi le retour des spectaculaires bateaux de la classe « Ultim », ces multicoques de 32 mètres, capables de flirter avec les 50 nœuds – 90 km/h ! –, qui avaient bu la tasse en marge de la Route du Rhum 2018, où leur fragilité s’était traduite par plusieurs avaries. Cette fois, les Gabart, Le Cléac’h, Cammas, Coville et autre Escoffier, seront notamment là pour illustrer cette renaissance.

Et outre les plus petits multicoques de la classe « Ocean Fifty » (ex-Multi 50), au nombre de 7, ce sont surtout les « Class’40 » (des monocoques de 12 mètres) qui illustreront à leur manière ce véritable vent de folie qui souffle sur la voile hauturière avec pas moins de 44 bateaux aux constructions très diversifiées. Parmi ceux-ci, le tout nouveau « Volvo 164 » de Jonas Gerckens, associé au Français Benoît Hantzperg : un duo qui a bien failli rester à quai, alors que Gerckens s’est cassé une côte il y a quatre semaines, en marge d’une régate d’entraînement. « Les médecins m’avaient certes préconisé six semaines de repos, mais il n’était pas question pour moi de renoncer à cette course », s’exclame le plus breton des Liégeois. « Cela n’a pas facilité notre préparation, mais j’ai reçu le feu vert des médecins qui m’ont prévenu que la douleur risquait d’être encore bien présente. Mais comme la côte est bien ressoudée, on y va ! Rien que prendre le départ va me faire un bien fou, même si nous viserons le top 10 de la catégorie », conclut-il.

Trois parcours différents

Enfin, cette course aura la particularité de proposer trois parcours différents : le plus long pour les F1 des mers « Ultim » qui effectueront une boucle de 7500 milles nautiques, à cheval sur l’Atlantique Nord et Sud) ; un moyen (5800 milles) pour les « Ocean Fifty » et les « Imoca » qui fileront vers le Brésil en franchissant le Pot-au-Noir et l’équateur avant d’enrouler l’île de Fernando de Noronha puis de viser Port-au-Prince ; et enfin le plus court (4600 milles) pour les Class’40 qui, après avoir laissé l’île de Sal (Cap-Vert) à tribord, fileront plein ouest vers le terme de cette route du café un peu particulière, avec pour objectif que tout ce petit monde arrive dans une fenêtre de quelques jours (pour les premiers s’entend), à partir du 22 novembre environ.

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